Images et Mots
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Les visiteurs 2,
             1998, 
 
de : Jean-Marie  Poiré, 
 
  avec : Jean Reno, Muriel Robin, Christian Clavier, Jacques François,
Claire Nadeau, Marie-Anne Chazel,

 
Musique : Eric Levi
















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   Jacquouille la Fripouille (Christian Clavier) ayant, par sournoiserie, renvoyé dans les temps moyen-âgeux son descendant, Jacques-Henri Jacquard, les couloirs du Temps n'ont pas été convenablement refermés. Alors que Godefroy de Montmirail (Jean Reno) s'apprête à convoler en justes noces avec sa bien aimée Frénégonde (Muriel Robin), un scandale éclate qui impose le report sine die de la cérémonie : les bijoux et surtout la relique de Sainte Rolande ont été dérobés au Duc de Pouilles (Patrick Burgel), père de la promise ! Godefroy repart donc dans les temps modernes à la recherche du trésor.  
 
   Malgré des gags plus ou moins fins, le premier volet des "Visiteurs" était une bonne surprise. Découverte d'un scénario amusant, relativement original, confrontation jouissive d'ancêtres et de descendants englués dans leurs époques respectives, rythme soutenu, effets spéciaux truculents, et, cerise sur le gâteau, la présence d'une Frénégonde/Béatrice délicieusement campée par une Valérie Lemercier désopilante. 
 
   Las ! Lors de ce deuxième opus, se reproduit le même phénomène affligeant que pour "Taxi 2". La recette étant bonne, le cuisinier veut nous resservir le plat. C'est légitime. Mais au lieu d'en créer une mouture fraiche, il reprend le premier et, pour masquer le goût d'avarié, l'assaisonne de moult épices et d'un déluge de sauce. Résultat ? Une ingestion difficile et une digestion plutôt laborieuse ! 
 
   L'histoire est reprise quasiment inchangée, mais tout le contenu est devenu énorme, boursouflé, tuméfié. Ce ne sont que va et vient incessants, répétitifs, gags gras servis à la pelle ; le rythme se transforme en agitation épuisante, les échanges verbaux se muent en braillements parfois incompréhensibles, l'histoire se perd en méandres aussi laborieux que filandreux, et cette overdose tous azimuts fait que l'on se contrefiche totalement du destin de ces deux expatriés du temps, jusqu'alors divertissants à défaut d'être franchement sympathiques. L'apparition de Philippine (Marie Guillard), fille du descendant de Godefroy, est la seule innovation positive du récit, malheureusement polluée par une scène de mariage qui traîne en longueur. 
 
   Muriel Robin prend la suite de Valérie Lemercier avec talent, mais sans l'égaler. Le rôle de Ginette (Marie-Anne Chazel) enfle au point de devenir excédant, et le réalisateur, à l'instar de Béatrice poursuivant sans répit Jacouille avec son bol de chocolat, tente désespérément de faire ingurgiter au spectateur une mixture qui finit par l'étouffer ! La "boule de merdasse" peut, à la rigueur, être hilarante la première fois, drôle la seconde, mais au sixième service, elle devient franchement cacateuse ! Et dire que le final laissait présager une kyrielle de suites... Peut-être a-t-on échappé au pire !
 
  
Bernard Sellier  
 
 

 

 

 
 
 
  
 


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