Images et Mots
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" The walker ",
               2007,  
 
de : Paul  Schrader, 
 
  avec : Woody Harrelson, Lauren Bacall, Kristin Scott Thomas,
Ned Beatty, Moritz Bleibtreu, Willem Dafoe, Lily Tomlin,

 
Musique : Anne Dudley
















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   Carter Page III (Woody Harrelson) est un dandy homosexuel qui passe son temps à cancaner en compagnie de ses amies, Lynn Lockner (Kristin Scott Thomas), épouse d'un Sénateur, Nathalie Van Miter (Lauren Bacall), ou encore Abigail Delorean (Lily Tomlin). Un jour, Lynn découvre le cadavre de l'un de ses amis, Robbie Kononsberg (Steven Hartley), manifestement assassiné. Carter fait bientôt figure de suspect n°1... 
 
   Une distribution haut de gamme, un personnage principal, subtilement interprété par un Woody Harrelson en grande forme (et excellemment doublé, ce qui n'est pas négligeable), à la fois mondain, snob, fat, flegmatique, désabusé, et parfaitement puant à 98%, des dialogues intelligents, qui flirtent avec une ironie et une verdeur de bon ton... Voilà qui annonçait une oeuvre distinguée et, pourquoi pas, finement excitante. Hélas, c'est la déconvenue complète. La soufflé dramatique ne gonfle jamais, ce qui lui évite, d'ailleurs de retomber au moment du dénouement. L'ennui s'installe, dès le commencement, avec insistance et ne quittera plus la narration jusqu'au générique final. Les péripéties sont aussi excitantes que celles d'un épisode de "Derrick". Quant à la psychologie des personnages (en particulier celle de Carter, écrasé par un père qui affichait devant la société un visage totalement dénaturé), elle est réduite à un squelette informe. Autant dire que l'on se contrefiche totalement de savoir le fin mot de l'histoire et que le talent des protagonistes ne peut en rien sauver ce scénario rachitique.  
 
   Paul Schrader nous avait déjà habitués à ce "remplissage avec du vide". On se souvient, en particulier, de "Etrange séduction", avec le magnétique Christopher Walken. Mais, au moins, l'explosion des dernières minutes venait-elle irradier l'ensemble tranquille d'un charme hautement vénéneux. Rien de cela ici. Une intrigue somnolente et une oeuvre à l'électro-cardiogramme désespérément plat !  
  
 
Bernard Sellier
 

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