Images et Mots
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X-men 3, l'affrontement final,     
 ( The last stand ),            2006, 
 
de : Brett  Ratner, 
 
  avec : Patrick Stewart, Halle Berry, Ian McKellen, Hugh Jackman,
Famke Janssen, Anna Paquin, James Marsden,

 
Musique : John Powell
















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  Cette fois-ci, la guerre est véritablement déclarée entre les Humains et les Mutants. Warren Worthington (Michael Murphy), directeur d'un laboratoire pharmaceutique, vient de mettre au point un sérum qui annihile le chromosome X des Mutants. Eric Lensherr/Magneto (Ian McKellen) réunit ses troupes afin de détruire définitivement l'île d'Alcatraz, où se trouve le laboratoire, et de tuer Jimmy (Cameron Bright), l'enfant à partir duquel a été élaboré le sérum. Charles Xavier (Patrick Stewart) tente de barrer la route à Eric, mais en vain... 
 
   Un premier épisode ("X-Men") riche de promesses. Une suite ("X-Men 2"), en forme d'apothéose. Malheureusement, Bryan Singer laisse tomber ses amis Wolverine (Hugh Jackman) et autres Tornade (Halle Berry) pour se consacrer à un Superman sur le retour. Est-ce l'effet de cet abandon, toujours est-il que c'est la débandade, aussi bien dans les rangs des gentils Mutants (décimés sans états d'âme !), que dans la finesse scénaristique. Dès les premières séquences de ce (dernier ?) volet, il est clair que ce sera du lourd, du pachydermique ! Envolées les subtilités qui transformaient chaque scène en un affrontement équilibré des pouvoirs physiques et de la ruse intelligente. Evanouies les émotions qui jaillissaient des élans du coeur et se frayaient un chemin douloureux à travers les carapaces surhumaines. L'esprit a définitivement laissé la place à l'hégémonie des effets spéciaux. Ils sont incontestablement grandioses, avec un summum lors du déplacement du pont de San Francisco. Mais le fourre-tout qui nous est servi a beau être merveilleusement clinquant, servi dans des décors envoûtants, il n'en demeure pas moins d'une primarité et d'une gratuité assez consternantes. On sent à chaque instant que le n'importe quoi a présidé la gestation de l'histoire, sacrifiant le minimum de vraisemblance sur l'autel du Dieu Spectacle. Les personnages ont perdu toute consistance, certains sont quasiment inutiles (c'est le cas de Marie/Rogue (Anna Paquin), dont on se demande constamment par quel miracle elle est encore là), et Jean Grey (Famke Janssen), pourtant présentée comme pôle majeur, ne fait, en définitive qu'une figuration avortée. Evidemment, on ne saura jamais ce que Bryan Singer aurait fait de cet affrontement, mais il y a fort à parier que son approche aurait enveloppé la narration d'une aura magnétique nettement plus subtile que celle qui résulte des lancers de camions tous azimuts...
 
  
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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