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Réflexions sur le monde de demain que nous bâtissons aujourd'hui...
   Vous trouverez dans cette rubrique des informations succinctes concernant divers domaines qui préparent notre avenir, celui de nos descendants, et... le nôtre si nous considérons que la réincarnation est réelle. Il ne s'agit bien sûr pas de développer des théories scientifiques ni même d'analyser des données qui échappent à nos cerveaux d'humain lambda ! Il s'agit simplement, à travers des anecdotes, livres ou articles, de réfléchir sur ce que la «science» nous prépare et de ne pas assister, totalement passifs, à la fabrication, par quelques puissances chez lesquelles le mot «désintéressement» n'existe pas, d'une terre à leur convenance financière.  
L’humanité est à un carrefour décisif de son histoire évolutive...

   Article publié sur AGORAVOX

     Ce n’est pas la première fois que nous entendons ce genre d’avertissement ou de prophétie. Nombre d’évènements tragiques ou radicaux dans notre histoire ont fait naître cette sentence sous la plume de philosophes ou d’historiens. Ce qu’on nomme «révolution informatique» et «révolution industrielle» sont les deux plus récentes étapes en date de ces jalons majeurs. Mais elles sont loin d’être les seules.  
  Depuis notre apparition sur terre, nous avons traversé de multiples stades : le Paléolithique, l’Épipaléolithique, le Mésolithique, le Néolithique avec le développement de l’agriculture, puis notre installation dans un univers social, la naissance des religions, des philosophies… Chacun de nous a appris ces processus dans les livres d’histoire. Les civilisations, les empires, les royaumes ont grandi, se sont épanouis et ont disparu.  
   Pourtant, malgré l’abîme insondable qui semble séparer l’Australopithèque vivant il y a 2,5 millions d’années, d’un Baruch Spinoza, d’un Carl Gustav Jung, ou d’un Albert Einstein, ces quatre êtres symbolisent les degrés d’un affinement progressif de l’humain et d’une évolution que l’on pourrait qualifier d’unidirectionnelle. Le corps physique s’est poli, s’est perfectionné, l’intellect s’est développé, la réflexion s’est complexifiée. Au cours de ces millénaires, la notion de «changement radical» est souvent apparue. Le préhistorien Vere Gordon Child, par exemple, qualifie de «révolution» le développement de l’agriculture, aux environs de 9000 ans avant J.C. Il serait possible d’apporter le même qualificatif à la création des villes et des états, 5000 ans plus tard, à la naissance du commerce, à l’apparition du Bouddhisme, à l’éclosion du Christianisme, ou à celle de l’Islam.  
   Pourquoi avons-nous affirmé dans le titre de cet article que l’humanité est, en ce début de vingt-et-unième siècle, à un «carrefour décisif de son histoire» ?  
   Dans les faits, les étapes majeures que nous avons mentionnées ci-dessus semblent répondre à cette qualification. Cependant, elles sont totalement différentes dans leur fondement, de ce que nous vivons aujourd’hui. Pour quelle raison ?  
   Tout simplement parce qu’elles contribuaient à un cheminement progressif de l’être humain global, corps, intellect et âme, sur une autoroute sans bifurcations. Elle comportait de nombreuses haltes, dans lesquelles l’habitant de la terre avait le loisir de se poser, d’acquérir de nouvelles connaissances, d’expérimenter des erreurs plus ou moins monstrueuses. Il donnait parfois l’impression de repartir en arrière, de répéter les mêmes erreurs, de stagner, puis de reprendre son chemin dans une direction qui lui paraissait meilleure. Mais un fait était immuable : la destination finale de l’autoroute n’avait jamais fondamentalement changé. Malgré les innombrables guerres, malgré les tyrannies développées dans certaines contrées du monde, le but final de l’être humain semblait, jusqu’à notre époque actuelle, tendre vers un affinement progressif de la conscience. Ou, plus exactement, vers une reconnaissance progressive de cette réalité que notre essence est infiniment plus subtile que l’expression physique offerte au regard. Comme l’a si bien exprimé Teilhard de Chardin, «Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine».  
   Les messages d’un Bouddha, d’un Jésus-Christ, d’un Mahomet, ont apporté à l’humanité la révélation de cette vérité. Mais l’histoire nous a prouvé, à maintes reprises et de manière sanglante, que les religions ne sont pas forcément le meilleur véhicule pour faire prendre conscience à l’homme de sa nature réelle. Depuis quelques décennies, un nombre toujours plus grand de femmes et d’hommes expérimentent cet «éveil» à la conscience transcendante. Toutes et tous vivent dans leur être incarné la réalité qu’ils sont une étincelle de Vie qui, pour un temps donné, s’est habillée d’un revêtement physique. 
   Certains scientifiques eux-mêmes ont apporté des éléments qui semblent confirmer cela. Nous rappellerons simplement les ouvrages de Ian Stevenson, qui a consacré sa vie à recenser et décortiquer avec un soin minutieux les innombrables cas de souvenances des vies antérieures. Il est tout de même très intéressant de constater que, contrairement à certaines croyances (la terre plate, notre planète centre de l’univers…), qui ont été balayées au fil du temps par la connaissance scientifique et les observations, la réincarnation subit un phénomène inverse. Apparue dans des temps très anciens (le Rig-Veda), non seulement elle n’a jamais été démentie, mais, bien au contraire, les connaissances récentes sembleraient plutôt apporter des confirmations à sa réalité. Non seulement par les études qui ont été menées sur les souvenirs, mais aussi par les milliers de témoignages sur des expériences de mort imminente (EMI), qui, a minima, semblent confirmer le fait que la vie dans un corps physique est une partie seulement d’un état transcendantal beaucoup plus subtil et infiniment moins limité. 
   Ce sont tous ces éléments qui tendent à conforter le fait que, jusqu’à la période que nous vivons actuellement, l’autoroute de l’humanité, bien que sinueuse, était rectiligne. Aucune bifurcation ne s’annonçait à l’horizon. Parti d’un véhicule physique brut et rugueux, l’être humain se dirigeait, avec plus ou moins de cahots et d’ornières, vers une conceptualisation puis une reconnaissance de ce qu’il est en réalité : une conscience habillée temporairement d’un revêtement physique, tout comme l’acteur endosse un personnage de fiction qu’il délaisse lorsque la pièce est terminée. Le concept fondamental de l’être humain n’était pas remis en cause

   Deux questions se posent alors :
 
   → En quoi consiste ce «carrefour décisif» annoncé dans le titre ? 
   → À quel moment est-il apparu ?
 
   Nous répondrons d’abord à la seconde interrogation, la réponse étant beaucoup plus simple que pour la première. 
   Celles et ceux qui se passionnent pour l’astrologie ont sans doute entendu parler, depuis plusieurs décennies, de «la prochaine entrée de l’humanité dans l’ère du Verseau». Sans entrer dans des détails qui, de toute manière, ne nous paraissent pas d’une importance majeure, rappelons que cette subdivision en périodes de 2160 ans naît du phénomène astronomique de la précession des équinoxes. Les avis divergent sur le moment où nous basculerons de l’ère des Poissons à celle du Verseau. D’une part, il est évident que cette transition s’effectue de manière progressive. D’autre part, la nature de la révolution que nous vivons actuellement est suffisamment préoccupante pour que nous nous affranchissions d’un phénomène astral sur lequel nous n’avons aucune prise. 
   À quelle période cette bifurcation est-elle apparue sur notre autoroute ? Sans nul doute lorsque la notion d’Intelligence Artificielle est née dans l’esprit humain. C’est-à-dire dans les années 1950. C’est l’époque où Alan Turing se pose la question de savoir si une machine peut penser. Le terme lui-même, créé par John McCarthy, a été défini par Marvin Lee Minsky comme «la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique». 
   Aujourd’hui, en cette fin de 2021, le concept est de plus en plus répandu et appliqué dans le monde qui nous entoure. Ses facettes sont innombrables, allant de l’aide aux diagnostics dans le domaine médical, jusqu’aux systèmes utilisés dans l’aéronautique, en passant par le trading algorithmique utilisé dans la finance, ou encore la prévention des crimes et délits. Autant dire que nous baignons, sans nous en rendre compte le plus souvent, dans un monde qui utilise toujours davantage l’Intelligence Artificielle. 
   Alors pourquoi se poser la question angoissante d’une prochaine bifurcation majeure, puisque nous sommes déjà envahis par cette IA qui, reconnaissons-le, nous rend d’innombrables services ? 
   Tout simplement parce que c’est réellement depuis une petite décennie que le basculement radical s’est produit, lorsque les capacités de l’IA ont commencé à autoriser une intéraction profonde, d’une part avec ce qui constitue notre matrice physique d’êtres vivants, à savoir notre code génétique, et d’autre part avec l’un des éléments majeurs de notre manifestation terrestre : notre cerveau. Parce que, au milieu de cette aide précieuse dont nous gratifie l’IA au cœur de notre vie quotidienne, se profile, dans certains esprits, l’idée de remplacer carrément l’être humain par une Intelligence Artificielle hautement développée.  
   Pour synthétiser, disons que ces concepteurs à la Frankenstein prennent le contrepied total de ce qu’affirmait Teilhard de Chardin. Dans leur optique, l’être humain n’est plus cette conscience revêtue de chair, dont la finalité est double : améliorer son passage sur terre par l’intelligence, la créativité, l’amour et l’empathie, puis retrouver in fine son pur état originel transcendé. L’être humain devient une pure machine biologique limitée (ce qui est vrai), imparfaite, qu’il convient de remplacer à terme par une technologie immortelle et infiniment plus performante
   Cette vision repose sur plusieurs fondements. Certains sont justes, mais le correctif qui est apporté est particulièrement douteux. 
   Dans son parcours terrestre, l’être humain est limité. C’est une évidence. Il l’est par l’espace, par la force de gravitation, par la durée de sa présence dans un corps, par le vieillissement inéluctable de celui-ci. Depuis qu’il est apparu, il redoute la mort et la supposée fin totale de son histoire personnelle.  
   De quelle manière résoudre ce problème en apparence insoluble ? Seules deux solutions existent : 

   → La première est celle que développent toutes celles et ceux qui ont repris contact avec leur essence fondamentale, qui ont vécu l’expérience que leur passage sur terre n’est qu’un rêve temporaire dans une Vie consciente libre de toutes limites. Sri Aurobindo a développé cette conception de notre évolution qui, «d'après lui, est à chercher dans le développement de nos capacités spirituelles. Un développement plus radical des capacités spirituelles déjà explorées par l'humanité aboutirait selon lui un jour à l'éveil d'une dimension encore tout à fait inconsciente. La manifestation d'une telle dimension de conscience marquerait le saut évolutif propre à la manifestation d'une nouvelle espèce» (Citation Wikipedia).  
   Un très grand nombre de guides, d’enseignants, morts ou vivants, ont partagé leurs expériences d’éveil à la conscience. Ils sont les preuves incarnées que notre essence fondamentale ne se résume aucunement à quelques milliards de cellules périssables apparues sur terre et à la croyance en un moi personnel temporaire. 

   → Mais, pour certains visionnaires contemporains, les solutions au problème de nos limitations et de la mort sont tout autres. Pour eux, l’âme, la conscience, l’esprit, quel que soit le nom que l’on donne à cette étincelle en chacun de nous, n’ont aucune existence. L’être humain est juste un condensé de chair, de neurones porteurs d’informations, de cellules complexes que la Nature a engendré péniblement, mais qui se révèle aujourd’hui, par ses limitations et ses imperfections, tout à fait obsolète et indigne de la grande image d’une terre supérieurement évoluée.
 
   Il y a quelques décennies, l’idée de congeler le défunt apparaissait comme une perspective à développer. Un milliardaire (car, de toute évidence, ce genre de projet ne concerne jamais le commun des mortels) atteint d’une maladie incurable aurait eu ainsi la possibilité d’hiberner jusqu’à ce qu’il soit «réveillé» au moment où une thérapie deviendrait disponible pour combattre sa pathologie. Bien sûr, cette conception à la «Hibernatus» n’est plus vraiment d’actualité, puisque certains cerveaux ‘scientifiques’ ont découvert des solutions infiniment plus performantes. 
   Certes, cette hybridation de l’être humain avec une IA consciente, voire, à terme, son «remplacement» pur et simple, ne se feront pas tout de suite. Cela ressemble encore à de la science-fiction. Mais est-ce bien sûr ? Nous sommes passés en moins de soixante dix ans d’un ordinateur qui occupait une pièce entière à un smartphone pliable qui contient des milliards de données, en deux décennies d’une disquette de 1 Mo (arrêtée seulement en 2011), à une nanoSD de un centimètre carré qui contient l’équivalent de 256 000 disquettes. Sommes-nous vraiment certains que l’évolution radicale que nous préparent certains cerveaux dystopiques est si éloignée que cela de notre présent ?
 
   L’un des chantres les plus excités, virulents et médiatiques de cette métamorphose promise est Laurent Alexandre, le créateur de Doctissimo en 2000. Il est facile de trouver sur YouTube d’innombrables vidéos dans lesquelles il expose ses conceptions sur des sujets très variés. La provocation est une des marques distinctives de ses interventions, mais, au-delà des excès volontaires et des démesures outrancières dont il est coutumier, il est instructif d’écouter avec attention ses révélations, qui préfigurent sans doute l’une des possibilités évolutionnistes de l’être humain. 
   L’un des premiers objectifs (peut-on s’en étonner ?) est de «vivre 1000 ans, voire, pourquoi pas, indéfiniment. Le titre de l’un de ses ouvrages «La mort de la mort» est explicite. Dans l’une de ses vidéos, «Le recul de la mort - l'immortalité à brève échéance? Laurent Alexandre at TEDxParis 2012», il annonce d’emblée que cette augmentation très rapide de notre espérance de vie peut être opérée dès le vingt-et-unième siècle. Ce ‘miracle’ et beaucoup d’autres, seront rendus possible grâce aux technologies NBIC. N : nanotechnologie : B : biotechnologie ; I : Intelligence artificielle ; C : cognitique.  
   Comme pour toute évolution scientifique, les aspects positifs, constructifs, voisinent avec les dérives plus ou moins inquiétantes. Dans le registre du côté ‘lumière’, nous trouvons les applications médicales, les progrès dans les processus de régénération des organes, dans la robotique chirurgicale, dans les implants. Dans le registre que l’on peut qualifier ‘d’obscur’, nous trouvons en particulier ce qu’il nomme «l’interfaçage de nos cellules avec des composants électroniques, y compris avec nos neurones». Bref, le fait de manipuler le vivant, la conscience primaire de qui nous sommes, avec tout ce que cette ouverture abyssale sur les manipulations envisageables peut générer comme dérives. La rapidité avec laquelle la science abolit les barrières techniques laisse d’ailleurs pantois. Comme le rappelle Laurent Alexandre, en 1990 les généticiens estimaient que le séquençage de notre génôme ne serait pas réalisable avant trois ou cinq siècles. Il l’a été en 2003 ! Et toutes les barrières supposées disparaissent au même rythme.
 
   Si les faits n'étaient pas aussi préoccupants, ce qui serait, d’un certain point de vue, amusant dans cette vidéo qui a été vue un million quatre cents mille fois, c’est l’évidence que les scientifiques de ce genre ignorent deux points fondamentaux :
 
   → Le premier est le fait que ces décortications, aménagements, modifications, améliorations, dissections, de la matière vivante, sont certes infinis, mais qu’ils ne sont qu’un Jeu de la vie qui tourne en rond dans une octave matérielle à jamais limitée. La véritable évolution, qui transformerait véritablement l’humain, n’appartient pas au monde de la matière.  
  → Le second point réside dans le fait que, de par sa nature profonde fondamentalement subtile, spirituelle, l’être humain vit déjà indéfiniment ! Mais évidemment, ce n’est pas sous sa forme corporelle passagère qui, heureusement, se renouvelle périodiquement. Dans le cas des concepteurs du futur qui n’ont aucune notion de cette immortalité essentielle, le corps physique demeure le seul élément tangible modifiable et perfectible. L’Association Française Tranhumaniste organise périodiquement des conférences sur le sujet. Dans cette optique du «tout matériel», l’Intelligence Artificielle a une place de choix pour aider l’apprenti sorcier terrien à repousser le plus possible les limites auxquelles sa présence physique ici-bas l’assujettit. Une place d’autant plus grande que cette supposée transformation physique va nécessiter une sacrée dose de technologie compensatrice, car l’humain, malgré sa peur du néant qui est censé suivre le décès, a déjà une propension naturelle à reconnaître comme indispensable le bienfait apporté par un repos mérité au bout de huit ou neuf décennies d’incarnation. Que dire si l’on devait supporter, avec la conscience que nous possédons aujourd’hui, une présence de 1000 ou 2000 ans dans une même enveloppe corporelle ! Quelle galère ! Nous aurions grand besoin que l’IA modifie en profondeur notre perception du temps et notre appréciation des évènements.
 
   La nature, par tous ses aspects (saisons, naissance, développement, disparition, renaissance…) nous prouve à chaque instant que les cycles sont fondamentaux, bénéfiques, créateurs, dans un renouvellement permanent des énergies vitales manifestées. Il faut vraiment que la peur de ce changement radical naturel de chaque élément soit perturbatrice au plus haut point chez certains esprits, pour que germe chez eux une idée aussi aberrante que celle d’artificialiser la durée de vie.  
   La notion d’usure est fondamentale dans les manifestations terrestres. Les montagnes s’érodent, les arbres dépérissent peu à peu, les civilisations alternent entre croissance et décroissance. La vie humaine est partie prenante dans ce modèle récurrent. Certes la peur de l’inconnu dans lequel les êtres basculent lors de leur transition est souvent effrayante, mais si l’on fait abstraction de cette crainte irraisonnée, les personnes âgées éprouvent fréquemment le besoin d’un repos mérité après les épreuves subies. Concevoir un être capable de supporter sans difficulté des siècles de vie terrestre, sans éprouver lassitude ou désespérance, nécessiterait à l’évidence une modification radicale de son cerveau et de ses perceptions sensorielles. Pour être plus clair, une seule solution à cet écueil paraît concevable : transférer dans une machine certaines données mentales de l’être humain utiles à la société dans laquelle il évolue, tout en occultant les notions et ressentis de fatigue, de satiété, de dépression ou d’ennui. C’est-à-dire opérer une transformation radicale de notre caractéristique d’humain évolutif et sensible. En l’occurrence, les seules marques d’évolution relèveraient uniquement des capacités informationnelles et physiques qui seraient susceptibles d’être perfectionnées au fur et à mesure de la progression des connaissances techniques ou en fonction des besoins de la classe dirigeante.
 
   Il est intéressant de se référer à Rudolf Steiner, créateur de l’Anthroposophie, qui, dans une vision prophétique tout à fait bluffante, mentionne, lors d’une conférence faite le 7 octobre 1917 (chapitre 5 de l’ouvrage : ‘La chute des Esprits des ténèbres’, page 105), que :
 
   «Autrefois, au concile de Constantinople, l’esprit a été éliminé, on a institué un dogme : l’homme n’est fait que d’une âme et d’un corps, parler d’esprit est une hérésie. On aspirera sous une autre forme à éliminer l’âme, la vie de l’âme. Et le temps viendra, dans un avenir peut-être pas très lointain, où lors d’un Congrès comme celui qui s’est tenu en 1912, on verra se développer encore tout autre chose, où de tout autres tendances feront leur apparition, où l’on dira : parler d’esprit et d’âme, c’est pathologique ; seuls sont bien portants les gens qui ne parlent jamais que du corps. 
   On considérera comme un symptôme pathologique le fait qu’un être humain se développe de façon telle qu’il en vienne à penser qu’il existe un esprit ou une âme. Ces gens seront des malades, et l’on trouvera, soyez-en sûrs, le remède qui agira sur ce mal. Dans le passé, on a éliminé l’esprit. On éliminera l’âme au moyen d’un médicament. En partant d’une « saine vue des choses », on trouvera un vaccin grâce auquel l’organisme sera traité dès la prime jeunesse autant que possible, si possible dès la naissance même, afin que ce corps n’en vienne pas à penser qu’il existe une âme et un esprit. – Les deux courants, les deux conceptions du monde s’opposeront radicalement.
» 

   Dans la conférence 13, en date du 27 octobre 1917 (page 255-256), Steiner renouvelle son avertissement de manière encore plus claire :
 
   «Je vous ai expliqué que les esprits des ténèbres souffleront à leurs hôtes, aux hommes qu’ils habiteront, de découvrir un vaccin qui puisse, dès la prime jeunesse, par la voie du corps, extirper la tendance à la spiritualité. On vaccine aujourd’hui contre telle ou telle maladie : à l’avenir, on vaccinera les enfants à l’aide d’un produit que l’on peut très bien composer, et qui empêchera les enfants de développer en eux les « folies » de la vie spirituelle – « folie » dans la perspective matérialiste, bien entendu.» 
   …«Il existe déjà deux livres qui ramènent la naissance du christianisme à l’activité au début de notre ère d’un être psychiquement et spirituellement anormal qui aurait vécu en Palestine sous le nom de Jésus, et qui aurait somme toute inoculé le christianisme aux humains en agissant par ses anomalies psychiques. Il existe donc deux livres consacrés à la pathologie du Christ. 
   Je le disais tout à l’heure, ce sont là d’innocents débuts littéraires. Mais tout cela vise à trouver pour finir le moyen de vacciner les corps afin que ne s’y développe pas la tendance aux idées spirituelles, et que leur vie durant, les hommes ne croient qu’à l’existence de la matière que perçoivent les sens. Tout comme on vaccine contre la phtisie, on vaccinera contre la tendance à la spiritualité.»
 

   Ces affirmations, étrangement prémonitoires, concordent malheureusement de manière fort troublante avec ce que nous vivons actuellement et avec les intentions de manipuler l’humain qui viennent d’être évoquées. 
   Nous n’entrerons pas dans le débat soulevé par certains sur la nature profonde des ‘vaccins’ qui sont actuellement quasi imposés à toute l’humanité. Ont-ils seulement pour but de créer une immunité, bien peu durable, d’ailleurs, contre le virus de la Covid 19, ou bien recèlent-ils une autre mission ? Nous le saurons peut-être un jour. Ce qui est certain, c’est que, depuis quelques années, des recherches actives sont menées dans le monde sur la manière d’interférer sur le cerveau humain.  
   Dès novembre 2014, un article de ‘Futura sciences’ mentionne les études sur la protéine Magneto génétiquement modifiée, capable de contrôler à distance le cerveau et le comportement.  
   Le 19 octobre 2021, un article paru sur ‘Lachaînehumaine.com’ détaille les avancées dans la «guerre cognitive», nouvelle évolution dans les techniques de combat, très éloignées de celles qui prévalaient jusqu’à présent.  
   «La guerre cognitive cherche à changer non seulement ce que les gens pensent, mais aussi la façon dont ils agissent», a écrit le gouvernement canadien dans sa déclaration officielle sur le défi. «Les attaques contre le domaine cognitif impliquent l’intégration de capacités de cybernétique, de désinformation/misinformation, de psychologie et d’ingénierie sociale.» 
   Toutes ces avancées ne sont plus du domaine de la science-fiction futuriste, mais sont étudiées en ce moment même, par l’OTAN, entre autres organisations, dans le secret des laboratoires. Sommes-nous donc si éloignés que cela des délires de ceux qui voient l’avenir de l’être humain comme une métamorphose radicale de son expression formelle grâce à l’I.A. ?
 
   Mais il existe un dernier obstacle à franchir pour que l’humanité emprunte la branche X1 de l’autoroute qui s’offre à nous sous les aspects bienveillants d’une sécurisation bénéfique de nos vies. L’acceptation de son engagement danc cette direction.
  
  Cette condition peut sembler secondaire. Jusqu’alors, nous avons vécu de multiples transformations de notre vie quotidienne. Et, reconnaissons-le, souvent avec enthousiasme. Nous apprécions les transports toujours plus confortables, les merveilles technologiques qui nous facilitent la vie, les ordinateurs, les smartphones, les jeux vidéo qui nous propulsent dans un monde virtuel, et même ce qui peut apparaître comme plus contraignant ou pernicieux, comme, par exemple, l’entassement dans des mégapoles toujours plus étouffantes. Dans ce cas, pourquoi existerait-il un écueil, de la part des consommateurs de technologie que nous sommes devenus, à l’instauration de ce monde nouveau, sorte d’hybridation entre la matière brute vivante et l’Intelligence Artificielle, qui nous est présenté par certains comme le Graal ultime ?
 
   Philippe Guillemant, physicien spécialiste de l’IA qui a travaillé chez Thalès, - société en première ligne pour le futur processus de cybersécurité mondiale -, mais aussi humaniste dans l’âme, explique en quoi consiste ce dernier palier qui doit impérativement être franchi pour que le futur, conçu pour nous par les visionnaires diaboliques, prenne forme, pour que l’humanité accepte d’emprunter cette branche X1 qui conduit droit les humains à leur destruction en tant que consciences incarnées.
  
   Cet ultime palier résiderait dans l’acceptation d’un contrôle informatique total de nos existences. Une fois ce cap surmonté, la branche X1 de l’autoroute pourrait dérouler son parcours futur sans qu’il soit humainement possible qu’un retour en arrière s’opère. Est-ce que la description de ce palier ne nous évoque pas une suite d'évènements qui sont actuellement en pleine installation ? 
   Selon nos gouvernants qui, pour une fois, fait étrange, semblent agir dans une concertation presque harmonieuse, l’humanité vit depuis deux ans une pandémie d’une exceptionnelle intensité. Le taux de létalité du virus, chez les personnes en bonne santé, est pourtant infime. Mais les responsables politiques et sanitaires (hormis les vilains ‘complotistes’, bien sûr !) ont réussi à induire, grâce à l'aide précieuse des médias officiels, une peur qui tutoie parfois la panique chez une majorité de personnes. Nous avons sous les yeux le résultat de cette mise en condition de soumission savamment orchestrée : imposition d’un pass informatique pour vivre pleinement, imposition (déguisée jusqu’alors, mais pour combien de temps ?) d’une ‘vaccination’ qui doit être renouvelée sans cesse, et surtout, instauration d’une agressivité qui confine parfois à la haine entre ‘suiveurs’ et ‘rebelles’. «Diviser pour régner» est un adage qui paraît plus juste que jamais. 
   Lorsqu’on contemple cet état actuel de la société humaine, on peut avoir la conviction désespérée que le palier fatidique a déjà été franchi. Les marches suivantes consisteraient en une disparition de l'argent liquide, puis en un ‘crédit’ à la chinoise, dans lequel les délations rapporteront des points aux braves ‘collaborateurs’, tandis que les ‘résistants’ seront privés de toute vie sociale. 
   Pourtant, paradoxalement, Philippe Guillemant voit dans ce que nous vivons actuellement une dernière opportunité pour choisir une voie X2 qui nous offre aussi son parcours. Nous effectuerions une sorte de pause à l’embranchement, avec un aperçu de ce qui nous attend si nous optons pour la route X1, et la possibilité, in extremis, de ne pas nous engager dans ce bouleversement mortifère. On ne peut qu’espérer la justesse de son observation.
 
   Cela dit, sans préjuger de la manière dont l’humanité se comportera dans les prochaines années, et sans plonger dans un pessimisme qui n’a pas lieu d’être, puisque l’étincelle de conscience peut juste être temporairement occultée, mais jamais détruite, il est légitime d'être plus qu'inquiet quant à l'éventualité d'une rébellion de l'humanité. Pour la simple raison que les mesures toujours plus contraignantes qui nous sont présentées s'afficheront en permanence sous des apparences altruistes, bienfaitrices, en osmose avec les préoccupations qui ont été insidieusement installées auparavant dans l'esprit de chacun. Une injection qui se prétend vaccin nous est quasiment imposée ? C'est afin que l'humanité retrouve une vie 'normale'. L'argent liquide doit être supprimé ? C'est afin d'éradiquer les méchants trafiquants et leur poule aux oeufs d'or. Chacun doit être digitalement répertorié ? C'est dans le seul but de nous protéger des terroristes éventuels. La dénonciation de ceux qui ne respectent pas les règles est encouragée ? C'est pour le bien-être de tous et l'éviction de la société des moutons noirs... Force est de reconnaître qu'il n'est pas facile, pour une multitude d'esprits qui seront de plus en plus conditionnés dès l'école à obéir aux autorités, d'avoir une conviction et une force suffisantes pour s'élever contre un ensemble de dispositions liberticides maquillées en contributions philanthropiques et maternantes.  

   Dans l'hypothèse où notre engagement sur la voie X1 se concrétiserait, il est possible d’entrevoir l’un des aperçus possibles de notre futur proche. À savoir un monde fragmenté en deux groupes dont la divergence fonctionnelle et humaine croîtra sans cesse.
 
  → D’un côté ceux que l’on pourrait appeler des hybrides techno-humanoïdes, possédant les qualités de résistance et de longévité des robots, intégrant un mélange savamment dosé de pensée humaine et d’Intelligence Artificielle. 
   → De l’autre une frange minoritaire d’humains qui prendront progressivement conscience de leur réalité ultime et, de ce fait, ne se réincarneront sans doute plus sur une terre dont les expérimentations auront perdu toute utilité pour leur évolution. 

   Dans l’hypothèse où cette scission serait effective, il serait alors juste de décrire la période que nous vivons actuellement, comme celle qui a placé devant nos yeux le carrefour décisif de notre histoire évolutive.
 
   Dans la portion temporelle que nous appelons le ‘passé’, les composantes de l’être humain (corps physique, émotionnel, mental, âme, esprit…) se développaient de concert, certaines affichant une prééminence suivant les époques, les civilisations, les religions, et les personnalités individuelles. 

   Dans la voie X1 de l’autoroute, ainsi que le prédisait Rudolf Steiner, une portion majeure de l’être humain serait, - il serait inexact de dire ‘éradiquée’, puisqu’elle est immortelle et indestructible -, mais séparée, autant que cela puisse se faire, de son véhicule terrestre d’expression. 

   Si les récits concernant la disparition de l’Atlantide ont un fondement réel, il serait dès lors possible de dessiner le processus d’extinction de cette hypothétique prochaine race de mutants. Si nous concevons cet univers futur à la lumière de ce qui nous est prédit aujourd’hui, il sera dépendant, de manière importante, voire totale, d’une informatique hautement développée. Ce qui implique que la moindre anomalie magnétique terrestre, un excès ponctuel de vent solaire, seraient aisément capables, en quelques jours, de rayer de la surface terrestre un monde entièrement construit sur les échanges d’informations. 
   Au bout du compte, ce qui est le plus regrettable ce n’est pas tellement le fait qu’une majorité de l’humanité accepte de s’engager sur la bretelle X1. Il est tout à fait concevable et recevable qu’un grand nombre de personnes voient dans l’intégration de l’Intelligence Artificielle au cœur de nos vies un progrès enviable et enrichissant. Pourquoi pas ?  
   Le problème majeur est que l’immense majorité de cette frange humaine n’a pas la moindre conscience de ce que cette acceptation passive d’un univers hybridé implique. Une orientation de notre évolution, générée grâce à des motivations négatives (peur, angoisse, menaces…) et dont le but est très loin d’être, quoi qu’on nous affirme, notre bonheur et notre sécurité, ne peut avoir que des résultats en résonance avec ses fondements créateurs. C’est-à-dire pernicieux et funestes. 
   Il est d’autant plus urgent et impératif que le plus grand nombre d’êtres humains soient informés de ce qui nous est préparé par certaines soi-disant élites intellectuelles, financières, scientifiques, et politiques. Dès lors, chacun pourra effectuer ses choix en connaissance de cause. 
   Cette prise de conscience seule suffira-t-elle à réveiller un nombre suffisant de personnes pour que l’orientation globale de l’humanité change de cap ? Le futur que nous visiterons nous l’apprendra.  
   La gestion hautement intelligente et manipulatrice de la pandémie par nos gouvernants a définitivement installé un fort pourcentage de nos frères humains dans l’état hypnotique de moutons obéissants. Nos animaux à laine se dirigent vers l’abattoir sans en avoir conscience. Mais à supposer que dix pour cent d’entre eux aient la brusque révélation du but de leur voyage, découvriraient-ils une solution pour échapper à leur sort ? Rien n’est moins sûr. En comparaison de leurs limitations, les capacités humaines de réaction paraissent immenses. Mais pour qu’elles puissent s’exprimer, il est indispensable que le point de non retour n’ait pas encore été franchi dans l’acceptation de l’inacceptable. Le développement de notre futur nous apprendra si ce point a déjà été dépassé ou s’il est encore sous nos pas. 
   André Malraux aurait dit : «Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas». Peut-être serait-il encore plus convaincu de la justesse de cette phrase s’il vivait encore aujourd’hui, à l’heure du choix de la bifurcation devant laquelle se tient l’humanité… 
  
   Bernard SELLIER
   13/11/2021
 
   

L’humanité est à un carrefour décisif de son histoire évolutive