Images et Mots
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" L'arme fatale 1 ",
     ( Lethal weapon )           1987, 
 
de : Richard  Donner, 
 
  avec : Mel Gibson, Danny Glover, Gary Busey, Tom Atkins,
Darlene Love, Traci Wolfe, Mitch Ryan,
 
 
Musique : Michael Kamen, Eric Clapton
















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   Le sergent Roger Murtaugh (Danny Glover) fête ses cinquante ans.Mais, si l'anniversaire est joyeux, côté famille, il l'est moins côté travail, puisqu'on lui adjoint, comme nouveau coéquipier, Martin Riggs (Mel Gibson), suicidaire depuis la mort de sa femme dans un accident de voiture. Les premières heures d'association sont mouvementées. Roger est contacté par un de ses anciens collègues du Vietnam, Michael Hunsaker (Tom Atkins), dont la fille, actrice de films X, vient de se défénestrer. Or l'autopsie révèle qu'elle a été empoisonnée. Une visite chez l'employeur de la jeune fille se solde par la mort de celui-ci. Pendant ce temps, le mystérieux Général Peter McAllister (Mitch Ryan), prépare, avec son homme de confiance, Joshua (Gary Busey), une importante livraison de drogue... 
 
   Après trois suites ("Arme fatale 2", "Arme fatale 3" & "Arme fatale 4") ainsi qu'un nombre incalculable de scénarions fondés sur l'opposition explosive de deux tempéraments antagonistes, il est certain que ce tandem ne présente plus le même pouvoir de surprise qu'à sa sortie ! Pourtant, quel charisme et quelle efficacité ! Il faut dire que, contrairement aux épisodes ultérieurs, que Richard Donner orientera vers le délire frénétique et l'humour facile (le personnage de Leo Getz...), l'intensité dramatique est ici fort bien maîtrisée, ne s'autorisant que d'infimes digressions superficielles. Si un certain humour (souvent noir) n'est pas absent, non seulement il n'empiète jamais sur la crédibilité de la narration, mais encore il y contribue, dans des séquences mémorables (le tireur embusqué, le marché avec les dealers et, surtout, le suicidaire). La qualité de l'ensemble doit beaucoup, évidemment, au personnage de Riggs, auquel Mel Gibson donne une intensité dramatique exceptionnelle. Frénétique, parfois halluciné, il transporte son incarnation dans un réalisme désespéré qui ne paraît jamais outré ou arbitraire. Le scénario démarre lentement, à l'image du tandem qui cherche ses marques, mais il sait s'emballer au bon moment et se clore dans un final glauque à souhait et d'une violence logique. 
 
   De très loin le plus intéressant des quatre épisodes...
  
 
Bernard Sellier
 

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