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Les aventuriers,
       1967, 
 
de : Robert  Enrico, 
 
  avec : Joanna Shimkus, Alain Delon, Lino Ventura, Serge Reggiani, Hans Meyer, Irène Tunc, Paul Crauchet, Guy Delorme,
 
Musique : François de Roubaix

  
   
Manu (Alain Delon) et Roland (Lino Ventura) sont deux amis inséparables. Le premier est un as de la voltige aérienne. Le second entreprend la fabrication d'un dragster capable d'atteindre une vitesse phénoménale. Ils font la connaissance d'une jolie jeune femme, Laetitia (Joanna shimkus), passionnée de sculpture sur métaux. Manu accepte la proposition d'un assureur (Paul Crauchet), qui lui fait miroiter un gain substantiel s'il passe en avion sous l'arc de triomphe. Ce n'était qu'une farce, mais Manu perd sa licence. Pour se "racheter", l'assureur parle aux deux hommes d'un petit avion qui serait crashé au large des côtes congolaises avec cinq cents millions à son bord. Manu, Roland et Laetitia partent en Afrique... 
 
   Il ne faut certes pas s'attendre à une suite d'aventures avec un grand "A", dans le style "Indiana Jones & la dernière croisade" ou "Benjamin Gates et le trésor des Templiers". Manu et Roland sont deux farfelus sympathiques, de grands enfants qui rêvent de se dépasser , tout en conservant une bonne humeur adolescente. Quant à Laetitia, elle aussi aspire à être reconnue pour la valeur de ses sculptures. Mais le point commun de ces trois personnages est qu'ils sont incapables de susciter le succès grâce aux fruits de leur imagination. Ce qu'ils vivent sous nos yeux est donc une succession de "petites" aventures qui, malheureusement, déboucheront sur un drame qui n'a rien de minimal. Plus de quarante ans après, l'oeuvre a très bien vieilli, et c'est avec une bonne dose de nostalgie que l'on retrouve un Delon frais et spontané, un Lino Ventura gouailleur et surtout la rare et radieuse Joanna Shimkus, dont le charme a conservé toute sa puissance. Une histoire et des sentiments simples, une sobriété narrative constante, une atmosphère chaleureuse et l'énergence d'émotions noblement restituées. Un bain de jouvence nostalgique. Et cette musique tour à tour guillerette et nostalgique, qui n'en finit pas de trotter dans la tête...

   
Bernard Sellier