Images et Mots
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" Benjamin Gates & le trésor des Templiers ",
   
 ( National treasure ),         2004, 
 
de : Jon  Turteltaub, 
 
  avec : Nicolas Cage, Sean Bean, Harvey Keitel, Diane Kruger,
Jon Voight, Justin Bartha,

 
Musique :  Trevor Rabin
 

 
( The War of the Rose ), 1989,  
 
de : Danny de Vito,  
 
avec : Michael Douglas, Kathleen Turner, Danny de Vito, Sean Astin, Marianne Sägebrecht, Peter Donat,  
 
Musique : David Newman 
 

















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  La famille Gates se consacre, depuis six générations, à la recherche du trésor des Templiers. Sans succès, bien sûr ! Le dernier né, Benjamin (Nicolas Cage), a reçu, enfant, quelques informations de son grand-père. Devenu adulte, il entreprend la quête en compagnie de son copain Riley Poole ( Justin Bartha ), et de quelques compagnons, dont Ian Howe (Sean Bean ). La dernière piste le conduit dans le cercle arctique, à la recherche d'un navire disparu, "la Charlotte". Coup de chance, ils le découvrent ! Coup de malchance, ils n'y trouvent qu'une pipe en écume de mer portant quelques inscriptions, et Benjamin est laissé pour mort par Yann, qui désire s'approprier seul le trésor ! Heureusement, le scénariste a eu la bonne idée de sauver son héros, ouf ... 
 
   La création cinématographique possède certaines analogies avec la création culinaire. Dans cette dernière, on trouve aussi bien les génies (du genre Pierre Gagnaire, chef de l'hôtel Balzac à Paris, dont l'inspiration spontanée concoctera les associations les plus imprévues, les mélanges les plus surprenants), que les cuisiniers lambda, qui suivront au milligramme près une recette codifiée, sans en changer un iota. Jon Turteltaub se range manifestement, pour ce film tout au moins, dans la seconde catégorie. Il connaît bien ses classiques et les recettes que la trilogie (pour le moment) d'Indiana Jones a initiées. Les ingrédients indispensables à une épopée passionnante ? Une intrigue qui tient la route ; un héros intrépide, intelligent, charismatique, voire humoriste pince sans rire à ses heures ; un méchant chargé d'épaissir le fil à retordre donné au brave chevalier blanc ; une compagne en danger permanent (ici, Diane Kruger, charmante), et une kyrielle de mystères et d'énigmes à résoudre. Spielberg nous a offert un concentré de tout ces éléments dans son jouissif "Indiana Jones & la dernière croisade".  
 
   Après "l'Arche d'Alliance" ("Les aventuriers de l'arche perdue") et la quête du Graal, que pouvait-il bien rester de valable ? Le trésor mythique des Templiers, bien sûr ! Par chance, il a été transporté aux Etats-Unis, afin d'être protégé des guerres européennes et des pillages ! Ma foi, pourquoi pas ? Peu importe, puisque l'authenticité historique (que théoriquement personne ne connaît, d'ailleurs !), n'a strictement rien à voir dans l'entreprise présente. Il faut tout de même un certain culot pour donner le titre de "Trésor national"... 
 
   Donc, Jon Turteltaub n'a pas lésiné sur les péripéties ! Outre tous les composants ci-dessus énumérés, il a ajouté, pour faire bonne mesure, des suppléments gratuits : une déclaration d'amour envers la Déclaration d'Indépendance des Etats- Unis ; un vol impossible (syndrome "Ocean's eleven"), que Benjamin effectue, avec son seul ami pour aide, en deux coups de cuillère à pot. George Clooney pourrait prendre quelques leçons... Il n'a même pas oublié la présence d'un père (Jon Voight), nettement moins drôle que Sean Connery dans "Indiana Jones & la dernière croisade". Mais quantité ne rime pas toujours avec qualité ou plaisir. Certes, on ne s'ennuie pas dans cette aventure rocambolesque, pour peu que l'on garde une âme d'enfant émerveillé. Mais chaque composante se situe un cran au-dessous des réussites précitées. Il y a du rythme, de l'agitation, du mystère, pourtant manque un charme indéfinissable, une candeur qui fait oublier la grosse machinerie des artifices. Certains effets spéciaux sentent un peu le réchauffé.  
 
   Le choix de Nicolas Cage surprend de prime abord. Il n'a pas vraiment le look d'un héros de ce type. A la sortie, l'idée n'était pas si mauvaise que cela, permettant d'abandonner, pour une fois, le syndrome : beau gosse, jeune, macho, gros biceps.  
 
   Le type même de la fabrication standard made in USA : une distraction efficace, rythmée, sans aucune surprise ni subtilité.
 
  
Bernard Sellier  
 
 

 

 

 
 
 
  
 


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