The bridge, Saison 1, série de Henrik Georgsson, commentaire

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The bridge,
    (Bron/Broen),     Saison 1,      2011, 
 
de : Henrik  Georgsson..., 
 
  avec : Sofia Helin, Rafael Pettersson, Sarah Boberg, Kim Bodnia, Dag Malmberg, Ellen Hillingsø, Tuvalisa Rangström,
 
Musique : Patrik Andrén, Uno Helmersson, Johan Söderqvist, 


   
Saison 2       Saison 3

 
Un cadavre de femme est découvert sur le pont d'Öresund, en plein sur la ligne frontière entre la Suède et le Danemark. Saga Norén (Sofia Helin), inspectrice de Malmö, se retrouve en face de son homologue danois, Martin Rohde (Kim Bodnia) pour mener l'enquête. Ils s'aperçoivent que le corps appartient à deux femmes. Le haut est celui de la maire de Malmö, tandis que la partie inférieure appartent à une prostituée danoise, disparue depuis un an... 
 
 Ce n'est guère une surprise de constater que le début de l'histoire est rigoureusement le même que celui de "Tunnel", puisque la série française avec Clémence Poesy est un remake de cette création nordique. Ce qui surprend davantage, c'est de constater l'identité quasi totale des deux versions. Peut-être existe-t-il une législation particulière pour ce genre de reprise ? Si ce n'est pas le cas, on se demande pour quelle raison l'idée peut naître de créer une photocopie à l'identique, en changeant juste les acteurs et le lieu ! Non seulement les deux personnages principaux affichent les mêmes caractéristiques, mais le mimétisme va se loger dans les moindres détails (la vasectomie de Martin, le fils du flic, accro aux jeux vidéo, la voiture de sport de Saga, certains dialogues...). Étrange. On finit même par se demander s'il y a un intérêt quelconque à poursuivre le visionnage, si cette similarité se poursuit. Le second épisode apporte un peu d'espoir, car de menus changements interviennent. Mais ce ne sont que des pétouilles insignifiantes qui n'apportent aucun éclairage original à la photocopie que l'on a déjà vue. L'intérêt pourrait être que l'original surpasse le remake. Le seul élément allant dans ce sens, que l'on observe dès le début, est que Sofia Helin paraît plus crédible que Clémence Poesy. Mais cet avantage est d'une importance toute relative. D'autre part, on retrouve, dans les deux versions, la même approche narrative : analytique, détaillée, distanciée, en grande partie dépourvue d'émotion.
 
  Pour la deuxième fois (la première ayant concerné l'insupportable "John Wick3, parabellum", mais pour une toute autre raison), j'avoue que j'ai interrompu le visionnage après le cinquième épisode, tant le récit était une décalcomanie intégrale de "Tunnel". C'est d'autant plus regrettable qu'il s'agit ici de la version originelle. Mais trop, c'est trop...
  
   
Bernard Sellier