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Equinox,
      Saison 1,      2020 
 
de : Tea  Lindeburg..., 
 
avec : Danica Curcic, Lars Brygmann Lars Brygmann, Karoline Hamm, Hanne Hedelund, Viola Martinsen,
 
Musique : Fridolin Nordsø, Kristian Leth

 ❤❤❤ 

   
Ne pas lire avant d'avoir vu la série

   
21 juin 1999. Le jour de l'équinoxe d'été, 24 adolescents partent en autocar. Peu de temps après, trois sont retrouvés vivants, Jakob (August Carter), Amelia et Falke. Mais les 21 autres ont disparu, parmi lesquels se trouvait Ida (Karoline Hamm). Deux décennies plus tard, la jeune soeur d'Ida, Astrid (Danica Curcic) cherche à comprendre ce qui s'est passé ce jour-là...

    Un point de départ qui se rapproche beaucoup de celui des «Revenants», voire des «4400», mais en beaucoup plus intimiste. L'histoire se concentre sur le traumatisme de la jeune Astrid qui souffre, depuis son enfance, de visions cauchemardesques en relation avec la disparition de sa soeur. Étant donné que le postulat de départ n'est pas foncièrement original, il est indispensable que deux composantes au moins retiennent l'intérêt du spectateur. À savoir le déroulement de l'enquête et l'explication finale du mystère. En ce qui concerne la première, le résultat est moyennement convaincant. Le scénario réserve quelques rebondissements, mais les répétitions sont nombreuses (par exemple les multiples plongées dans les rêves d'Astrid, qui n'évoluent pas d'un pouce au fur et à mesure qu'ils se reproduisent) et, malgré la brièveté de la série (6 épisodes), le récit patine quelque peu en cours de route. Heureusement l'intérêt se maintient grâce à l'expressivité subtile et riche de Danica Curcic.  

    Reste évidemment la conclusion qui doit choisir entre les deux thèmes qui se chevauchent dans l'histoire ou les concilier : les troubles psychologiques d'une part, et les cérémonies rituelles sur fond de grimoires anciens et de pratiques satanistes d'autre part, façon «Midsommar», mais en beaucoup moins original et intense. Dire que le dénouement retombe sur ses pieds de manière logique n'est pas à l'ordre du jour, mais il opte, de manière assez convaincante, pour une résolution poético-onirique visuellement réussie.

    Ce n'est pas la série de la décennie, mais on peut prendre un certain plaisir à cette quête existentielle sur fond de magie.

   
Bernard Sellier