Images et Mots
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" L'expérience interdite ",
      ( Flatliners ),     2017, 
 
de : Niels Arden  Oplev, 
 
  avec : Kiefer Sutherland, Diego Luna, James Norton, Ellen Page,
Nina Dobrev, Anna Arden, Kiersey Clemons,

 
Musique : Nathan Barr
















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    Un groupe de jeunes étudiants en médecine, Courtney (Ellen Page), Ray (Diego Luna), Marlo (Nina Dobrev), Jamie (James Norton) et Sophia (Kersey Clemons), décide de générer une expérience pour explorer ce qui se passe après la mort clinique d'un sujet. 
 
   Presque trois décennies après le film éponyme de Joel Schumacher, le film reprend l'histoire créée par Peter Filardi pour, théoriquement, la mettre au goût du jour. Le lien se fait, dans cette nouvelle version, avec la présence d'un Kiefer Sutherland à l'âge mûr, cheveux blancs, qui, jadis, se montrait à l'origine du projet. Dans un remake, il est légitime d'attendre soit un rajeunissement narratif ou esthétique, soit une valeur ajoutée par rapport à l'original. Qu'apporte donc ce rajeunissement ? 
 
   Si on considère la distribution, rigoureusement rien. Les jeunes acteurs de 2017 ne déméritent pas, mais ils sont bien loin de posséder le charisme et la puissance d'envoûtement de leurs aînés. En ce qui concerne l'approche thématique, rien de nouveau sous le soleil non plus. Le message demeure identique, et il est toujours question de nos culpabilisations, de la reconnaissance de nos responsabilités et du pardon accordé à soi-même, indispensable pour construire une vie positive. Les séances d'expérimentation sont expédiées à la va-vite. Quant à la description des hallucinations et traumatismes, c'est l'hypertrophie qui règne en maîtresse. Au fil du récit, les séquences lorgnent de plus en plus, et de façon maladroite, vers l'horrifique, façon 'Destination finale' ou le traditionnel du film d'épouvante. Sans compter que la caractérisation des protagonistes, réduite dans la première moitié du film à sa plus simple expression, ne commence à émerger que dans les 'châtiments célestes' qui s'égrènent peu à peu, suivant un cahier des charges plus qu'artificiel. 
 
   Que retenir positivement de ce remake ? Pour qui a vu l'oeuvre de Joel Schumacher, il est bien difficile de répondre. Pour les autres ? C'est à eux de le dire... 

   
Bernard Sellier  
 
 

 

 

 
 
 
  
 


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