Images et Mots
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" Interstellar ",                2014,  
 
de : Christopher  Nolan, 
 
  avec : Matthew McConaughey, Ellen Burstyn, Mackenzie Foy, John Litghow, Timothée Chalamet, Anne Hathaway, William Devane, Michael Caine,
Jessica Chastain, Matt Damon,

 
Musique :   Hans Zimmer
  
 

 
" The Constant Gardener ", 2004, 
 
de : Fernando Meirelles,  
 
avec : Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Hubert Kounde, Danny Huston, Daniele Harford, Archie Panjabi, Bill Nighi, 
 
Musique : Alberto Iglesias 
 

















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   La terre est devenue progressivement irrespirable. Cooper (Matthew McConaughey), ancien astronaute, est devenu cultivateur. Il survit, en compagnie de son beau-père, Donald (John Lithgow), et de ses deux enfants, Murph (Mackenzie Foy) et Tom (Timothée Chalamet), malgré les incessantes nuées de poussière qui détruisent les récoltes. Un jour, il découvre un site secret de la Nasa, dans lequel travaille le Professeur Brand (Michael Caine), un physicien de génie. Une expédition est préparée pour gagner un trou de ver dans les environs de Saturne, qui pourrait permettre d'accéder à une autre galaxie, dont quelques planètes pourraient se révéler vivables pour la race humaine... 
 
   Autant "Gravity" se révélait terriblement décevant, parce que, exception faite pour ce qui avait trait à la technique, le scénario n'avait quasiment rien à dire, autant le film de Christopher Nolan regorge de données et d'informations, aussi bien sur le plan émotionnel, que sur les plans de la physique quantique, de l'astrophysique ou de la science-fiction pure. Au point que le spectateur ressort de ces presque trois heures lessivé, essoré, bouleversé, tant au niveau du mental qu'à celui du coeur. Le démarrage est lent. Il est nécessaire d'attendre quarante minutes pour que le récit commence son envol. C'est à ce moment-là que débutent les épreuves. Pour l'équipage, bien sûr, mais également pour le quidam lambda qui visionne le film. Car il n'est pas évident du tout de trouver ses repères entre paradoxes temporels, trous noirs, ou perturbations gravitationnelles majeures. Pourtant, l'ennui ne parvient jamais à s'installer, ce qui n'était pas le cas, par exemple, pour le très (trop ?) estimé "2001, Odyssée de l'espace". 
 
   Christopher Nolan n'est pas de ceux qui, à l'instar de Stanley Kubrick, jouent la carte du mystère insondable qui fait travailler les neurones des cinéphiles durant des décennies. Il livre, ou tente de livrer, au spectateur les clés nécessaires à un minimum de compréhension. Avec les inévitables approximations et réductions qui sont le lot de toute incursion narrative dans les mystères de la création. Il est évident que certains préfèreront le symbolisme brut et hermétique de Kubrick aux explications tortueuses de Nolan. Il n'empêche que cette oeuvre visuellement somptueuse crée un lien captivant entre l'amour inter-générationnel et les débordements oniriques de la science-fiction. Avec, à la clé, quelques interrogations pertinentes, du genre : "l'Amour (dans le sens élevé du terme, ou, si l'on préfère, la Loi de Cohésion), ne serait-il pas la composante d'une dimension supérieure ? Certains physiciens contemporains, en particulier les concepteurs de la théorie des Cordes, estiment bien qu'il pourrait y avoir onze dimensions... 
 
   "Interstellar" est une espèce de croisement démesuré, osé, mais souvent poignant et toujours captivant entre "Abyss", "Gravity" et "Nimitz, retour vers l'enfer".

 
    
  Bernard Sellier
 

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