Images et Mots
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" Josey Wales, hors-la-loi ",
   
 ( The outlaw, Josey Wales ),      1976, 
 
de : Clint  Eastwood, 
 
  avec : Clint Eastwood, Chief Dan George, Sondra Locke,
 John Vernon, Sam Bottoms, Paula Trueman,

 
Musique : Jerry Fielding
















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   Josey Wales (Clint Eastwood) mène une vie tranquille de cultivateur jusqu'à ce qu'un groupe de tueurs à la solde des Nordistes, les "Pattes rouges", dirigés par le capitaine Terrill (Bill McKinney), brûle sa ferme et tue sa femme et son fils. Il suit un temps quelques Sudistes résistants, qui, bientôt, sur le conseil de leur chef, Fletcher (John Vernon), se rendent aux vainqueurs. Mais ce n'est qu'un piège et tous sont abattus. Josey Wales, qui avait refusé l'offre, devient un fuyard recherché par les Nordistes et par Fletcher. Il rencontre un vieil indien Lone Watie (Chief Dan George) et tous deux tentent d'échapper aux patrouilles... 
 
   Entre "L'homme des Hautes Plaines" et "Pale Rider", Clint Eastwood nous offre ce road movie tragique d'un homme brusquement tranformé par le destin en une machine à tuer. Le début de l'histoire n'est pas sans rappeller celui de "nevada Smith", sorti dix ans plus tôt. Un homme confronté brutalement à la mort de sa famille, et décidé à se venger des assassins. Mais, alors que le film d'Henry Hathaway suivait un processus traditionnel d'élimination, l'oeuvre de Clint Eastwood paraît s'écarter à plusieurs reprises de son but. Josey fuit devant ceux qui le poursuivent, mais il fuit également devant ses souvenirs. Il est le type même du héros westernien tel que les aime le réalisateur (tout au moins jusqu'à "Impitoyable"), solitaire, hautain, impérial, mélange de brutalité instinctive et d'une noblesse de coeur contre laquelle il lutte vainement. Toute la première moitié se partage entre diverses attaques sanglantes et séquences d'accalmie précédant la tempête suivante. Mais, peu à peu, avec la présence du vieux Lone Watie, le ton se modifie insensiblement, une certaine sagesse venant imprégner la trame uniformément violente qui régnait jusqu'alors. Cela nous vaut une magnifique scène entre Josey Wales et le chef Comanche Grand Bison, ainsi qu'un dénouement aussi émouvant qu'intelligemment amené. Sans se donner des grands airs de donneuse de leçons, l'intrigue glisse doucement vers la valeur de la vie, (ce qui n'était pas franchement évident au début de la tragédie), et le respect mutuel qui devrait lier les hommes. Cela étant, l'ensemble conserve tout de même, globalement, une teinte des plus sombres, ne laissant percer qu'une lueur salvatrice bien mince...
 
  
Bernard Sellier  
 
 

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