Images et Mots
  Bienvenue sur le site d'un manipulateur de mots,
  passionné d'écriture, de cinéma, de musique, d'ésotérisme...

Le secret derrière la porte,    
( Secret beyond the door ),         1948, 
 
de : Fritz  Lang, 
 
  avec : Joan Bennett, Anne Revere, Michael Redgrave,
Natalie Schafer, Barbara O'Neill, Paul Cavanagh,

 
Musique : Miklos Rozsa
















*******

 
  
         




















































 
 
 
   Celia (Joan Bennett) rencontre, au cours d'un voyage à Mexico, un séduisant architecte, Mark Lamphere (Michael Redgrave). Elle succombe à son charme et l'épouse sans rien savoir de lui. Rapidement, elle ressent une vague angoisse. Il lui annonce brutalement un jour qu'il doit partir, suite à l'arrivée d'un prétendu télégramme. Il lui donne rendez-vous, quelques jours plus tard, à son domicile, situé près de New York, à Levender Falls. Elle s'y rend, est accueillie par la soeur de Mark, Caroline (Anne Revere), et apprend, stupéfaite, que son mari est père d'un adolescent, David (Mark Dennis). La mère de celui-ci, Eleanor, est décédée quelques années plus tôt... 
 
   Une jeune femme qui s'éprend d'un bel inconnu. L'arrivée dans une maison qui a vu les amours précédentes de son conjoint, la présence de personnages mystérieux, voire inquiétants, une atmosphère à couper au couteau... Ça ne vous évoque pas quelque chose ? Oui, bien sûr... "Rebecca", sorti huit ans plus tôt. Cela constaté, le film de Fritz Lang se démarque de celui d'Hitchcock par une orientation narrative qui évolue rapidement vers l'un des thèmes chers au créateur du Docteur Mabuse : la présence cachée du Mal. Si le décor (les "chambres fortunées" créées par Mark) est original, les personnages ténébreux (une secrétaire, Miss Robey (Barbara O'Neill) qui cache sous un foulard une cicatrice de brûlure), l'angoisse intellligemment programmée, l'oeuvre souffre tout de même de deux handicaps majeurs : un couple qui est loin de posséder le charme magnétique qui illumine "Rebecca", et, surtout, une sortie de "crise", assez proche de celle qu'adoptera Hitchcock dans "La Maison du Docteur Edwardes", d'un simplisme qui flirte avec le simplet. C'est dommage, car la montée en puissance de la menace s'opérait de manière inspirée, et le lien, établi dans l'esprit de Mark, entre la forme des pièces et l'apparition d'idées criminelles dans l'esprit de leurs occupants, ne manquait pas de piment.
 

  Bernard Sellier  
 
 

 

 

 
 
 
  
 


Avertissement : Tous les textes présents sur le site sont la propriété de leurs auteurs ou des maisons d'édition. 
 
Le Site " Images et Mots " est déposé auprès de la Société des Gens de Lettres et protégé par le système CLEO.