Images et Mots
  Bienvenue sur le site d'un manipulateur de mots,
  passionné d'écriture, de cinéma, de musique, d'ésotérisme...


" Trapped ",
         Saison 1,      ( Ófærð ),       2015 
 
de : Baltasar  Kormákur..., 
 
avec : Ólafur Darri Ólafsson, Ilmur Kristjánsdóttir, Ingvar Eggert Sigurðsson,
Nína Dögg Filippusdóttir, Baltasar Breki Samper,

 
Musique : Johann Johansson
















*******
 
  
            
 
  
  
 

 
 












































































                                                                Ne pas lire avant d'avoir vu la série 
 
   
    Lögreglan, un petit port islandais sans histoire. Ce qui n'est pas tout à fait exact, puisque, 7 ans avant que ne commence cette intrigue, une jeune fille était morte dans l'incendie d'une usine de poisson alors que son petit ami, Hjörtur Stefánsson (Baltasar Breki Samper) était sorti miraculeusement vivant du drame. Aujourd'hui, alors qu'un ferry danois accoste dans le port, le tronc d'un homme est découvert dans les filets d'un pêcheur. Aussitôt le chef de la police locale, Andri Ólafsson (Ólafur Darri Ólafsson) bloque les passagers qui devaient débarquer, à la grande colère du commandant de bord. Le problème est que l'équipe de police scientifique, basée à Reyjavik, est dans l'impossibilité de se rendre sur les lieux, étant donné qu'une violente tempête se déchaîne... 
 
   Dès les premières images, le spectateur est plongé dans un univers totalement dépaysant, glacial, balayé par le blizzard, au relief impressionnant, duquel le soleil est radicalement absent. C'est en premier lieu cette atmosphère atypique qui fait le prix de cette première saison. Une fois l'étrangeté digérée, l'aspect traditionnel reprend du poil de la bête, avec son lot de secrets, de suspects, de rebondissements, de souffrances dissimulées. La lenteur (parfois un peu excessive) est de mise, froidure oblige, ce qui permet au récit de prendre tout son temps pour étudier les personnalités, pour installer une lourdeur en parfaite adéquation avec les noirceurs intérieures, et pour procurer une assise solide à un suspense de bon aloi. Nous ne trouverons pas ici l'urgence tragique qui inondait "Happy valley", pas plus que les maelström émotionnels de "Broadchurch". Même dans les moments cruciaux, l'introversion est de mise, et l'émotion demeure toujours aussi aseptisée que l'air glacial qui engourdit toute la contrée. La résolution des énigmes se révèle finalement un peu plus anecdotique que ce que le commencement laissait supposer, mais on n'oubliera pas de sitôt le touchant petit garçon rouquin, Maggi (Jon Petursson), porteur d'un lourd karma...



 Bernard SELLIER

Avertissement : Tous les textes présents sur le site sont la propriété de leurs auteurs ou des maisons d'édition. 
 
Le Site " Images et Mots " est déposé auprès de la Société des Gens de Lettres et protégé par le système CLEO.