Une Vérité qui dérange, film de Davis Guggenheim, commentaire

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Une vérité qui dérange,
       (An inconvenient truth),    2007, 
 
de : Davis  Guggenheim, 
 
  avec : Al Gore,
 
Musique : Michael Brook

 
 
Les dangers prévisibles du réchauffement de la planète exposés de manière synthétique par l'ancien candidat à la Présidence des Etats-Unis, Al Gore, au cours de multiples conférences à travers le monde. 
 
 Quelles sont les motivations de l'ex Vice-Président, qui a bien failli battre, il y a six ans, George Bush à l'élection ? Certains prétendent, peut-être avec juste raison, qu'elles sont surtout électorales. Serait-ce d'ailleurs condamnable ? Est-il vraiment moral et humain de préférer, à ce constat terrifiant, qui est partagé par l'ensemble de la communauté scientifique, les soi-disant dangers nucléaires inventés par l'actuel locataire de la Maison-Blanche, pour satisfaire des intérêts purement financiers ? 
 
 Quoi qu'il en soit, le mobile passe largement au second plan, devant l'intérêt incontestable de ce qui nous est présenté. Grâce à une compilation de graphiques édifiants, à un regroupement de données scientifiques diverses, à un aperçu historique de l'évolution terrestre depuis 650 000 ans, le spectateur prend conscience, instantanément, du cauchemar préparé à nos enfants (c'est-à-dire nous, pour ceux qui croient à la réincarnation !), après-demain, si un changement radical de la gestion des éléments qui nous sont donnés par la terre n'est pas rapidement entrepris. Il est vrai que la lecture d'un article, par ci, par là, peut surprendre, inquiéter légèrement. Mais, pris individuellement, il ne suffit pas à secouer profondément la confiance dans l'immortalité du monde qui nous est attribué. Lorsque cinquante, cent données, sont réunies sous forme de courbes impressionnantes ou de simulations numériques, il faut véritablement être aveugle, pour ne pas prendre conscience que l'on est en train de scier la branche qui nous supporte ! L'ensemble ne fait certes pas dans la dentelle, les données sont offertes avec le spectaculaire et le théâtral qui accompagne souvent les documentaires américains (cf. "Fahrenheit 9/11"), mais la fin justifie amplement les moyens utilisés ! 
 
 Tout simplement indispensable, même si les motivations profondes d'Al Gore ne sont peut-être pas hyper limpides (voir à ce sujet l'article de Dominique Guillet)...

 MISE À JOUR DE JUILLET 2023 :

 Un tout autre éclairage sur les motivations d'Al Gore et la vérité de certaines assertions apparaît lorsqu'on lit l'ouvrage majeur de Claire Séverac : «La guerre secrète contre les peuples», disponible ici en PDF (pages 54 et suivantes). Outre ses liens étroits avec des sociétés qui sont bien loin d'être exemplaires en matière d'émission de CO2 (il possède même un fonds d'investissement «Generation Investment management», dont la fonction est de spéculer sur les marchés de droits d'émission de carbone), il s'est enrichi de façon phénoménale en facturant chacune de ses nombreuses interventions 175 000 dollars ! Autant dire que tout cela ne respire pas la franchise et la «vérité vraie». Il est d'ailleurs intéressant de constater que, depuis quelques années, un nombre grandissant de scientifiques remet totalement en doute le rôle de l'humanité dans l'importance des émissions de CO2. Google répond que cette part humaine varie entre 3,2% et 8,1%. Certains scientifiques minorent beaucoup ces chiffres. Ce qui est sûr, c'est que nous sommes submergés d'informations, et qu'il n'a jamais été aussi difficile de savoir où se situe la vérité. Chaque «spécialiste» étant susceptible d'être sponsorisé par les partis opposés. 
   
Bernard Sellier