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The Equalizer,
     2014, 
 
de : Antoine  Fuqua, 
 
  avec : Denzel Washington, Chloë Grace Moretz, Marton Csokas, David Harbour, Melissa Leo, Bill Pullman,
 
Musique : Harry Gregson Williams

  
   
Robert Mc Call (Denzel Washington), ancien agent spécial, est parvenu, grâce à une nouvelle identité, à changer de vie. Il travaille comme ouvrier dans une scierie. Il retrouve régulièrement, dans le petit bar où il a ses habitudes, une jeune prostituée, Teri (Chloë Grace Moretz). Le jour où elle se fait tabasser par ses employeurs russes, le sang chaud de Robert recommence à bouillonner... 
 
   Antoine Fuqua nous avait offert en 2001, une petite pépite de suspense et de tension dramatique, "Training Day". Mais ce temps de grâce semble révolu. La récente "Chute de la Maison Blanche" donnait déjà le ton. Efficacité pure et adieu (provisoire ?) la psychologie. Dans ce nouvel opus qui sent beaucoup la montée en marche dans le train d'enfer initié par le premier "Taken", le réalisateur tente manifestement de se démarquer du tout venant brut de décoffrage, en habillant son héros d'une draperie sentimentale humaniste, et en parant son film d'un montage un peu plus sophistiqué que la moyenne. Mais cet apparat ne fait pas longtemps illusion. Dans "Taken", Liam Neeson pouvait provoquer, malgré la primarité du récit, une empathie primaire immédiate, tant l'urgence émotionnelle emportait tout sur son passage. Le charismatique Denzel Washington a bien du mal à extirper son personnage de la peau de brute que lui offre Antoine Fuqua, et ce malgré un polissage de surface. Il suffit de contempler les exécutions théâtralisées des très vilains truands pour se persuader que le but de l'entreprise est uniquement de créer une nouvelle franchise plus ou moins bestiale. L'histoire en elle-même n'est qu'un prétexte (Teri disparaît d'ailleurs de la scène dès que les règlements de compte commencent à chauffer), et il devient vite évident que les mafieux russes sont des marionnettes dont l'unique but est de justifier un dégommage en règle. Et puis, il y en a vraiment marre de ces oeuvres qui se passent dans un noir quasi absolu. 
 
   Très déplaisant.

   
Bernard Sellier