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La faille,
      (Fractures),      2007, 
 
de : Gregory  Hoblit, 
 
  avec : Anthony Hopkins, Ryan Gosling, Billy Burke, Embeth Davidtz, David Strathairn, Rosamund Pike, Fiona Shaw, Cliff Curtis,
 
Musique : Jeff Dana, Mychael Danna

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Ted Crawford (Anthony Hopkins), un puissant homme d’affaires, tire froidement sur sa femme, Jennifer (Embeth Davidtz), qu’il sait entretenir une liaison avec le lieutenant de police Robert 'Rob' Nunally (Billy Burke). Puis il appelle la police et signe des aveux complets. C’est le jeune procureur, Willy Beachum (Ryan Gosling), sur le point d’être en gagé par une importante société privée, qui est chargé de l’affaire. Tout semble facile. Crawford avait à la main son arme lorsqu’il a été arrêté. Lorsque les policiers s’aperçoivent qu’il ne s’agit aucunement du pistolet qui a tiré, la sinécure que prévoyait Willy tourne au cauchemar… 
 
   C’est à une sorte de croisement très classique entre un épisode de « Columbo » (le coupable est connu dès le début de l’histoire) et de son mémorable « Peur Primale » que nous convie le réalisateur, le corps principal du film revêtant une tenue traditionnelle sans éclat notable. En particulier, ce qui est souvent le cas dans ce type d’œuvre, les personnages secondaires ne sont que des ombres sans réelle épaisseur. Pour ce qui est de la « chute », rien de remarquable sur ce point. C’est du raisonnablement prévisible, bien fait, sans plus. En revanche, côté acteurs, nous avons la joie, tout en admirant le charme vénéneux toujours intact d’Anthony Hopkins, de découvrir en Ryan Gosling une nature féline, un charisme magnétique digne de celui qu’arborait Edward Norton dans… « Peur Primale » justement. En jeune loup téméraire et fragile, il éclipse ses partenaires d’autant plus aisément que ceux-ci ne sont guère mis en lumière par un scénario centré sur les deux adversaires. 
 
   Le film est loin d’être inoubliable (dans ce genre, nous préférons, de loin, « Sens Unique » ou « Faute de preuves », par exemple), mais l’ensemble est suffisamment bien conduit pour capter la curiosité du spectateur et l’entraîner dans le labyrinthe des apparences et des sombres couloirs de la justice.

   
Bernard Sellier