Images et Mots
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" Kennedy et moi ",
            1999, 
 
de : Sam  Karmann, 
 
  avec : Jean Pierre Bacri, Sam Karmann, Nicole Garcia,
Patrick Chesnais, Jean-Claude Brialy,

 
Musique : Pierre Adenot
















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   Simon Polaris (Jean-Pierre Bacri) a écrit une douzaines d'ouvrages. Présentement, il est en profonde dépression. Se désintéressant de sa femme, Anna (Nicole Garcia), de ses deux grands enfants, Alice (Eleonore Gosset) et Thomas (Lucas Bonnifait), il passe ses journées assis dans un fauteuil à attraper les mouches qui passent à sa portée. Alice, orthophoniste, entretient une liaison avec un spécialiste ORL, Robert Janssen (Sam Karmann). Un jour, Simon apprend que son psychanalyste, Victor Kuriakhine (François Chattot) possède une montre ayant appartenu au Président John Kennedy. La possession de cet objet devient une véritable obsession... 
 
   Comme nombre de ses consoeurs françaises ("Ah, si j'étais riche", "Une femme de ménage", "Un petit jeu sans conséquences", "La confiance règne"...), cette oeuvre possède des qualités certaines : écriture sympathique, personnages agréablement définis (exception faite des deux enfants dont l'individualité passe un peu à la trappe), humour pince sans rire, causticité de bon aloi... Jean-Pierre Bacri, qui n'en est plus à sa première incarnation du misanthrope déprimé agressif, joue évidemment sur du velours, d'autant plus que l'analyse en voix off de son état ne manque ni de justesse, ni d'authenticité grinçante. Sans qu'il y ait véritablement une entrée et une sortie dans l'histoire, nous assistons à une suite de moments acides, tragi-comiques, parfois lunaires, dans la vie d'un couple au bord de l'implosion. Malheureusement, la trame narrative est désespérément rectiligne, aucun pic ne dépasse (sauf, peut-être, à la rigueur, la jouissive séquence de pétage de plombs sur le bateau), et l'agrément certain que l'on prend à suivre cette succession de saynètes traditionnelles s'efface bien vite lorsque le générique de fin est terminé. Cela dit, il faut reconnaître que le mérite de Sam Karmann n'est pas mince, car réussir à capter l'attention de manière continue au moyen d'un fil conducteur aussi ténu, n'est pas une sinécure. Il doit une fière chandelle à la conjonction de Jean-Pierre Bacri et de Nicole Garcia, toujours aussi magnétique, mais également au savoureux psychanalyste, brillamment incarné par un Sociétaire de la Comédie Française, François Chattot.
 

 
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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