Images et Mots
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Qui a tué Sara ?,
     (¿Quién Mató a Sara?),    Saison 1,    2021 
 
de : José Ignacio  Valenzuela, 
 
avec : Manolo Cardona, Ginés García Millán,
Carolina Miranda, Alejandro Nones, Claudia Ramírez
,
 
Musique : David Murillo R.
















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                                                             Ne pas lire avant d'avoir vu la série 
 
   Alejandro Guzman 'Alex' (Manolo Cardona) a été condamné à 30 ans de prison pour avoir tenté d'assassiner son ami Rodolfo Lazcano (Alejandro Nones), qui avait mis sa soeur Sara (Ximena Lamadrid) enceinte. C'est en fait celle-ci qui décède à cause d'un parachute ascensionnel trafiqué. Libéré au bout de 18 ans, Alex est bien décidé à découvrir qui a bâti cette machination. 

    Et, à l'image d'Edmond Dantes dans «Le comte de Monte Cristo», Alex n'est pas content du tout, ce que l'on comprend facilement. Cette nouvelle création Netflix, construite sur la thématique classique de la vengeance façon «Revenge», mais en version masculine, nous entraîne au coeur d'un Mexique corrompu à souhait, et l'histoire commence sur les chapeaux de roue, sans trop s'embarrasser de finesse ou de préliminaires. Les personnages eux-mêmes sont taillés à coups de serpe. Il y a César (Ginés García Millán), le patriarche, macho, inquiétant, pourri et violent ; le fils héritier, Rodolfo, lâche et faible malgré sa carrure de déménageur ; le second fils,  José María 'Chema' (Eugenio Siller), en couple avec Lorenzo (Luis Roberto Guzmán), l'avocat-amant, et une vraie tête à claques ; la mère, Mariana Toledo Lazcano (Claudia Ramirez), inquiétante et ambiguë à souhait, adepte de la mortification physique ; enfin la petite soeur, Elisa (Carolina Miranda), charmante, qui cherche à comprendre ce qui se passe dans la famille. Les premières péripéties, elles aussi dépourvues de subtilité (la mitraillade de la maison d'Alex au bout de vingt minutes, pour «saluer» sa sortie de tôle, ses capacités hors normes dans le piratage informatique...), laissent présager du lourd assez primaire.

    En fait, ce n'est pas tout à fait le cas. Malgré des dialogues basiques, qui ne font jamais d'étincelles, les personnages s'épaississent progressivement et manifestent suffisamment de puissance et d'acharnement pour que le spectateur ait envie de découvrir le fin mot de l'histoire. Il est cependant dommage que plusieurs écueils gâchent parfois le plaisir. Dans le domaine de la vraisemblance, le cas le plus flagrant est celui du sombrissime Elroy (Héctor Jiménez), recueilli alors qu'il avait 8 ou 9 ans par Mariana, et que l'on retrouve âgé d'environ 40 ans alors que l'épouse de César n'a quasiment pas changé. Étrange ! À côté de cela, il est regrettable que le récit affiche une lenteur injustifiée, renforcée par le fait que les flashback, trop envahissants et répétitifs, se télescopent de manière un peu foutraque, que nombre de scènes érotiques soient très dispensables, et que le scénario privilégie les rebondissements clinquants, au détriment d'un réalisme solide et d'une psychologie authentiquement évolutive. Attendons une suite qui promet «d'hénaurmes» surprises... Un petit 5 étoiles.

   Bernard SELLIER

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