Images et Mots
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" Cypher ",
                    2002, 
 
de : Vincenzo  Natali, 
 
  avec : Jeremy Northam, Lucy Liu, Nigel Bennett,
Timothy Webber, David Hewlett,
 
 
Musique : Michael Andrews
















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      Morgan Sullivan (Jeremy Northam) est engagé par l'un des responsables de la firme Digicorp, Finster (Nigel Bennett), afin d'espionner le concurrent, Sunway Systems. Il est envoyé, muni d'un stylo micro, sous l'identité de Jack Thursby, dans différents séminaires et enregistre les interventions des hauts responsables. Il fait la connaissance d'une jeune Asiatique, Rita Foster (Lucy Liu), qui lui explique que Digicorp est en train d'effectuer sur lui, comme sur beaucoup d'autres, un lavage de cerveau, ce qui provoque les migraines violentes dont il souffre. Elle lui fournit l'occasion de vérifier ses assertions. Il n'est pas au bout de ses surprises... 
 
   Vincenzo Natali s'est fait connaître par son premier film, "Cube", sorti cinq ans plus tôt, basé sur un scénario extrêmement original, mais dont le résultat était bien loin, à mon sens, d'accéder au rang de chef d'oeuvre, ainsi que certains critiques l'ont estimé. Il change de registre ici, et, si l'histoire est tout de même assez tourmentée et nébuleuse par instants, elle tient remarquablement bien la route sur le plan du scénario, de la logique, du mystère et de l'angoisse. "Cypher" est une sorte de croisement moderne de "La mort aux trousses" pour le dédoublement de la personne du héros, de "Matrix" pour les décors, les fonds blanchâtres, le climat hors du temps, et "Usual suspects" pour d'autres aspects. Tournée avec de petits moyens, l'oeuvre réussit à dérouler une énigme passionnante sur fond de manipulation cérébrale, plaquée dans un cadre minimaliste, faute de moyens sans doute, mais dont la nudité glaciale est en adéquation parfaite avec le monde quasiment robotique dans lequel évolue Morgan. Vincenzo Natali prouve brillamment qu'il n'est pas indispensable de disposer d'un budget faramineux pour réussir à captiver le spectateur. Une aventure qui, sans être d'une originalité folle, est bien construite et bien interprétée (Jeremy Northam est parfait dans l'incarnation de ce personnage au visage faussement débonnaire), dotée d'un climat déroutant, d'une photographie travaillée, à base de teintes pâles, gris-jaunâtres, de décors simples mais inventifs (le "coffre" souterrain), qui suffisent amplement à délivrer une belle réussite.

 
  
Bernard Sellier  
 
 

  
 

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