Images et Mots
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" La guerre des étoiles ",
       ( Star wars IV ),       1977, 
 
de : George  Lucas, 
 
  avec : Harrison Ford, Mark Hamill, Alec Guiness,
Carrie Fisher, Peter Cushing,

 
Musique : John Williams
















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   Quelque part dans le cosmos, la rébellion couve contre l'abominable Empire et son principal séide, Darth Vader (David Prowse). Celui-ci, associé au Seigneur Tarkin (Peter Cushing), met la dernière main à l'Étoile noire, dont la puissance destructrice sera gigantesque. La Princesse Leia (Carrie Fisher) a réussi à dérober ses plans, et compte les transmettre au Sénat intergalactique. Mais son vaisseau est attaqué et sa seule ressource, avant d'être faite prisonnière, est de cacher les schémas dans le petit robot C-3PO. Éjecté dans une capsule en compagnie de son ami droïde R2D2, il atterrit sur un astre inhospitalier et devient la propriété de Luke Skywalker (Mark Hamill). Ce dernier prend connaissance d'une partie du message enregistré par Leia, faisant référence à un homme étrange, considéré comme un vieux fou solitaire, Ben Kenobi (Alec Guiness). Luke le retrouve et apprend de sa bouche que, jadis, il fut un ami de son père, avant que celui-ci ne soit tué par Darth Vader... 
 
   Ce premier volet (du point de vue date de sortie) de l'hexalogie "Star wars", a durablement marqué les générations et le cinéma. Étrange, tout d'abord, et, à ma connaissance, unique, cette idée de livrer, en ouverture, un épisode IV, dont le texte préliminaire sous-entend une aventure antérieure qu'il faudra attendre 22 ans ! Surprenants, également, ces premiers mots qui s'affichent : "il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine...". D'ordinaire, les oeuvres de science-fiction se projettent dans un avenir plus ou moins éloigné ! Peut-être tous ces mystères n'en sont-ils plus pour les fans de cette saga. En ce qui me concerne, je n'ai pas encore visionné les versions DVD récemment parues, et ce commentaire est fondé sur le Laserdisc première mouture. Donc sur le film vierge des corrections apportées par George Lucas à son bébé ! A ce propos, il est intéressant de lire l'interview de Mark Hamill, fort critique et désabusée, parue dans le numéro 76 de Home Ciné DVD (page 67). Sans préjuger de ces modifications que je n'ai pas vues, j'avoue tout de même une perplexité certaine devant cette initiative. Autant il peut paraître concevable qu'un réalisateur tourne une nouvelle version (comme ce fut le cas pour George Sluizer avec sa "Disparue"), autant il semble difficilement compréhensible de procéder à des "réajustements", quelle qu'en soit la raison, ainsi que l'a fait également Steven Spielberg avec son "E.T.". Mais, après tout, comme le martèle avec passion Howard Roark, l'architecte anticonformiste, dans "Le Rebelle", une oeuvre d'art appartient à son concepteur... Brückner a bien réécrit de multiples fois les mouvements de certaines symphonies ! 
 
   Assurément, on ne peut nier que d'immenses progrès ont été effectués dans les trucages, depuis le tournage de "La guerre des étoiles". Même sans être un spécialiste de la technique, on se rend aisément compte que le film n'a pas bénéficié d'un budget pharaonique. Les vaisseaux spatiaux sentent la maquette plastique bon marché, les décors sont réduits à leur plus simple expression, l'intrigue ne décolle pas d'un simplisme primaire, et les dialogues ne s'élèvent jamais au-dessus du niveau d'un CM1. A partir de ce constat, il devrait être logique que ce premier épisode perde son aura au fil du temps. Pourtant, à mon sens, il n'en est rien ! C'est dans ce mystère que réside une partie de la magie de cette saga. Est-ce notre connaissance des deux épisodes suivants qui anticipe le plaisir émotionnel endormi au fond de notre mémoire ? Toujours est-il que malgré un scénario pas vraiment passionnant, une caractérisation plus que rudimentaire des personnages, la place restreinte accordée à Han Solo (Harrison Ford), des combats dépassés, il est impossible de ne pas ressentir cette flamme intérieure qui va grandir avec l'évolution physique et spirituelle de Luke. Ben Kenobi apparaît quelques secondes, et, par la magie de sa présence, le spectateur plonge dans le monde de "la Force". Darth Vader n'est encore qu'un méchant presque ordinaire. Pourtant, sa noirceur nous entraîne corps et biens vers la future confrontation oedipienne de l'épisode VI. Les deux droïdes sont toujours aussi sympathiques, et leur présence est infiniment plus légère que celle de l'excédant Jar Jar Binks dans "La menace fantôme". Certes, nous n'avons dans ce premier épisode qu'un canevas, mais ces prémisses de toutes les évolutions futures conservent un charme étonnant. 
 

 
Bernard Sellier  
 
 
 
  
 


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