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Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare,
      (Seeking a friend for the end of the world),        2012, 
 
de : Lorene  Scafaria, 
 
  avec : Steve Carell, Keira Knightley, Nancy Carell, Mark Moses, Martin Sheen, Rob Huebel, Connie Britton,
 
Musique : Jonathan Sadoff, Rob Simonsen

   
   
La mission spatiale envoyée dans le but de détruire un astéroïde de 100 km de diamètre qui menace la terre, échoue totalement. Il ne reste que 21 jours avant que le monde ne se désintègre. C'est le moment que choisit Linda (Nancy Carell) pour quitter son mari Dodge (Steve Carell). Les tentatives de ses amis pour lui faire rencontrer une jeune femme n'ont pas le résultat escompté. Dodge fait un jour la connaissance d'une voisine esseulée, Penny (Keira Knightley)... 
 
   Après "2012", "Melancholia", "Take shelter", il ne fait pas de doute que la fin du monde fait toujours recette. Mais l'approche de Lorene Scafaria diffère totalement de celle de ses prédécesseurs. Si les émeutes et perturbations psychiques sont présentes, c'est avant tout un road movie doux amer qui nous est proposé, habité par deux personnalités immédiatement attachantes : un Dodge lunaire, gentiment déphasé, mais lucide, qui se découvre soudainement une quête existentielle majeure, et une craquante Penny délicieusement exubérante. Avec une simplicité et une spontanéité communicatives, le scénario nous offre une galerie de personnages secondaires clinquants ou curieux qui habitent avec bonheur une aventure où se mêlent habilement comédie, drame, nostalgie, émotion et romantisme. Les esprits pointilleux pourront invoquer le fait que tout cela respire un peu trop l'ingénuité. Il n'empêche que, sous sa robe modeste et prosaïque, cette romance, gorgée de tendresse pour ses personnages, dont on ressort le coeur embaumé, mérite infiniment plus le qualificatif de "Happiness therapy" que l'étouffe chrétien concocté par David O' Russell...

   
Bernard Sellier