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Valérian et la cité des mille planètes,
   (Valerian and the city of a thousand planets),      2017, 
 
de : Luc  Besson, 
 
  avec : Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Rihanna, Herbie Hancock, Ehan Hawke, Rutger Hauer, Alain Chabat,
 
Musique : Alexandre Desplat


   
Le Major Valerian (Dane DeHaan) et sa coéquipière le sergent Laureline (Cara Delevingne) sont chargés de découvrir la source du danger qui menace la cité des mille planètes... 
 
   Il est évident que ce n'est pas le genre de film qui peut être apprécié à sa juste valeur sur l'écran d'un avion de ligne, même s'il s'agit d'un Airbus A380. Mais si la débauche d'effets spéciaux en tous genres se trouve assurément bridée par la diagonale de vision, il n'en demeure pas moins que l'histoire, elle, ne subit que peu de dommages. Encore faut-il qu'il y ait une histoire palpitante ! Vingt ans après le réjouissant "Cinquième élément", Luc Besson, grand enfant s'il en est, revient donc à la charge avec un fourre-tout rempli jusqu'à l'overdose. Malheureusement pour lui, pas mal de réussites sont nées durant ces deux décennies, et le capital sympathie qui baignait l'aventure vécue par Bruce Willis s'est grandement effilochée. C'est d'abord un malaise qui naît devant les répliques animalières plus ou moins photocopiées d'"Avatar", de "Total Recall" ou de "Star Wars". Les bestiaires déjantés ne manquent pas de piquant ou de fascination, à condition qu'il ne soient pas offerts au spectateur avec une gratuité désinvolte ou une répétitivité obsessionnelle. De son côté, l'histoire ne génère pas non plus une attractivité puissante. Mais le bât blesse surtout du côté des deux personnages principaux. Bien sûr, une bande dessinée n'est pas synonyme de réalisme à tout crin. Mais une histoire fantastique de ce genre nécessite tout de même un minimum de crédibilité pour déclencher l'enthousiasme, et un minimum d'empathie envers les protagonistes. Or, en l'occurrence, toutes deux font gravement défaut. Dane DeHaan, que l'on avait découvert dans l'intrigant "A cure for life", se montre ici bien falot dans la peau de ce grand ado qui passe son temps à draguer Laureline d'une manière pauvrissime. Quant à Cara Delevingne, issue d'une famille très aristocratique, elle n'a que peu de ressources pour sauver ce duo prétendu héroïque auquel on ne croit pas une seconde. Nul doute que Luc Besson s'est fait plaisir en créant ce shoot visuel gigantesque et très onéreux. Peut-être que les ados y ont trouvé leur paisir. De notre côté, c'est avec une certaine tristesse que nous sommes obligés de constater le fossé qui sépare cette création d'une réussite comme "Avatar"...
   
Bernard Sellier