Blindspot, saison 1, film de Martin Gero, commentaire

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Blindspot,
       Saison 1,       2015 
 
de : Martin Gero..., 
 
avec : Sullivan Stapleton, Jaimie Alexander, Rob Brown, Audrey Esparza, Ashley Johnson, Amy Hargreaves, Luke Mitchell,
 
Musique : Blake Neely


 
Saison 2       Saison 3

 
Ne pas lire avant d'avoir vu la série

 
Un sac suspect est découvent en plein centre de New York. Mais, contre toute attente, cest une jeune femme nue et couverte de tatouages qui en sort. Sur son dos, est gravé le nom de Kurt Weller (Sullivan Stapleton), un agent spécial. L'inconnue, appelée Jane (Jaimie Alexander), a perdu toute mémoire. Mais les enquêteurs s'aperçoivent rapidement que l'une des informations tatouées permet de prévenir un attentat... 
 
 L'histoire ne s'embarrasse pas de fioritures et démarre sur les chapeaux de roue. En deux épisodes, le spectateur entrevoit déjà une kyrielle de surprises à venir ( étant donné le nombre impressionnant de tatouages ), ainsi qu'une dramaturgie complexe puisque la jeune femme semble liée à l'enfance de Kurt et à sa famille. Autant dire qu'il y a peu de risques de s'ennuyer ! A l'évidence, cette série entre dans la catégorie des créations fondées sur l'accumulation forcenée de cliffhanger ( 'Scorpion', '24 heures', 'Person of interest'... ), et qui ne s'embarrassent guère de crédibilité. Les péripéties s'amoncellent à toute allure, les dangers s'effacent aussi vite qu'ils sont apparus. Le processus est d'ailleurs très proche de celui de 'Person of interest', les innombrables tatouages de Jane remplaçant les coups de téléphone de 'la machine'. Les intrigues visitent des domaines très variés, terrorisme, espionnage, médecine, les personnages qui les peuples sont quelquefois excitants ( par exemple le fêlé Rich Dotcom dans l'épisode 9 ), les surprises ne manquent pas, certains personnages dont on pouvait attendre beaucoup se voyant éliminés rapidement, mais il est regrettable que la précipitation dans les résolutions d'affaires nuisent gravement à l'authenticité des situations dramatiques. En revanche, ce qui maintient constant un indéniable intérêt, c'est bien sûr le mystère qui entoure la 'mission' de Jane, et qui se voit soigneusement entretenu, et progressivement dévoilé d'épisode en épisode. 
 
 Ce n'est pas la série de la décennie, mais c'est suffisamment bien écrit et construit pour que l'attention et l'intérêt soient constamment soutenus, d'autant plus qu'un sacré cliffhanger s'invite à la fin du dernier épisode.
   
Bernard Sellier