Images et Mots
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" Person of interest ",
         Saison 1,             2011 
 
de : Jonathan  Nolan..., 
 
avec : Jim Caviezel, Taraji P. Henson, Michael Emerson,
Kevin Chapman, Amy Acker, Sarah Shahi,

 
Musique : Ramin Djawadi
















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Ne pas lire avant d'avoir vu la saison
   Suite aux attentats du 11 septembre, un outil informatique exceptionnel a été conçu par Harold Finch (Michael Emerson), afin de repérer les terroristes potentiels avant qu'ils ne passent à l'exécution de leurs desseins. Mais il s'est rapidement aperçu que sa création était capable de repérer également toutes les personnes susceptibles d'être prochainement victimes ou meurtriers. Comme cet aspect individuel n'intéressait nullement le gouvernement, uniquement préoccupé de la menace terroriste, Finch s'est décidé à recruter une personne capable d'intervenir au coup par coup afin de sauver tout individu lambda menacé. Cet homme, c'est un ancien agent de la CIA, John Reese (Jim Caviezel), tombé au fond du trou suite à l'assassinat de sa compagne. 
 
   Le concept ne manque pas d'intérêt et n'a pas été souvent utilisé, puisque la quasi totalité des séries policières voient leur intrigue débuter lors de la découverte d'un cadavre. Le fait que la personne repérée grâce à son numéro de sécurité sociale puisse être, a priori, aussi bien une victime qu'un bourreau, ajoute encore du piment à l'intrigue. Le spectateur s'attache très rapidement au personnage de Reese, qui mêle avec bonheur une efficacité manifeste dans l'action, et une empathie naturelle pour nombre de victimes potentielles. Le tout saupoudré d'un léger nuage d'humour pince sans rire. Quant à son 'protecteur' Harold, incarné par l'atypique et très reconnaissable Michael Emerson, excellemment doublé, il n'a aucune difficulté à occuper une place charismatique de mentor, à la façon du 'Juge Fulton' dans 'Amicalement vôtre'. 
 
   Les intrigues voient leurs sources habilement renouvelées, ce qui est une condition sine qua non pour que la série fonctionne sur la durée, d'autant plus que, à l'instar de 'Esprits criminels', le nombre d'épisodes par saison est important. On pouvait d'ailleurs être inquiet lors du démarrage de la saison. En effet, alors que souvent le pilote est particulièrement soigné dans les séries de premier plan, celui qui ouvre celle-ci se montrait plus que désinvolte, faisant passer en quelques minutes notre John Reese de l'état d'ivrogne SDF à celui de héros sans peur et sans reproche. Cette précipitation se retrouve d'ailleurs dans la résolution des intrigues, John Reese se propulsant toujours au bon moment au bon endroit, ce qui, sur la durée, apparaît comme une facilité regrettable. Les créateurs tentent, à l'instar de la série 'The mentalist', de pallier l'inévitable répétitivité narrative en installant un adversaire insaisissable, ( en l'occurrence c'est ici Elias ), qui réapparaît périodiquement, mais cette recette ne parvient pas à occulter complètement le procédé artificiel de l'ensemble. C'est globalement captivant, surtout lorsque les dégâts collatéraux de la 'Machine' s'invitent, mais aussi, hélas, assez primaire...


 Bernard SELLIER

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