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Mon cousin,
               2007, 
 
de : Jan  Kounen, 
 
  avec : Vincent Lindon, François Damiens, Alix Poisson, Pascale Arbillot, Capucine Valmary,
 
Musique : Agoria, Jérôme Rebotier, Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Becker

 ❤❤❤ 

    Pierre Pastié (Vincent Lindon) a fait fortune dans les spiritueux. Il est sur le point d'acheter un important vignoble bordelais, mais il est capital que son cousin Adrien (François Damiens), qu'il n'a pas vu depuis des années, appose sa signature pour confirmer que ses parts demeurent dans le groupe. Le problème, c'est qu'Adrien est psychologiquement insatable... 
 
      Il est assez surprenant de voir le nom de Jan Kounen associé à une comédie fondée sur la confrontation de personnalités opposées, procédé parfaitement rôdé qui a donné naissance à des réussites inoubliables : «La chèvre», «Les compères», «L'emmerdeur», «Les anges gardiens»... Dans le cas présent, nous sommes en présence de deux nouvelles figures. D'un côté Vincent Lindon, carré, brutal, engoncé dans la réussite sociale. De l'autre un François Damiens sobrement lunaire, atteint du syndrome 'pop corn' (dixit son médecin le docteur Vonnet (Anne Benoît)), hyper émotif, adepte du feng-shui, des synchronicités, qui prend la pose du poirier pour voir le monde de manière différente et pleure devant un étourneau décapité par les pales d'un hélicoptère. Il y a manifestement dans ce face à face de deux personnalités antagonistes, matière à libérer les zygomatiques. Les scénaristes nous offrent quelques embardées humoristiques, quelques pétages de plombs attendus, mais se montrent relativement sages dans leur approche narrative de l'affrontement des deux personnalités antagonistes. C'est à la fois une bonne qualité, puisque les excès sont soigneusement évités, mais aussi une limite, car l'intérêt a parfois du mal à se maintenir. Ce n'est qu'à travers une paire de visions éthérées ou fantasmagoriques que la patte ésotérique du réalisateur de «Blueberry» ou de «D'autres mondes», se devine. Le spectateur a même droit à un double dénouement (la réconciliation et l'achat du Grand Cru bordelais) qui se devine très en amont. Une petite comédie sympathique, mais totalement inoffensive.  

   
Bernard Sellier